•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénurie d’employés, candidats sans expérience : le défi des entreprises de la province

Chargement de l’image

Selon le gouvernement saskatchewanais, en septembre dernier, 4056 postes vacants en ventes et au secteur des services étaient affichés, soit une augmentation de 117 % par rapport à la même période en 2020.

Photo : (Laura Meader/CBC)

Radio-Canada

Les restaurants et les autres commerces de la Saskatchewan affirment faire face à une pénurie de main-d'œuvre et à un manque de candidats expérimentés. Une réalité confirmée par le gouvernement provincial.

Au mois de septembre, 4056 offres d'emploi pour des professions liées à la vente et aux services ont été affichées sur SaskJobs et Job Bank, selon la province, ce qui représente une augmentation de 117 % par rapport à 2020.

Toujours selon la province, le secteur de la restauration affiche un taux élevé de postes vacants. La taille de la population active et les niveaux d'emploi sont tous deux en baisse par rapport à la même période en 2019.

Ces préoccupations sont réelles et elles reflètent le resserrement du marché du travail, non seulement en Saskatchewan, mais dans tout le Canada et dans le monde, indique le gouvernement dans un courriel envoyé à CBC.

Une charge de travail qui augmente sans cesse

Que ce soit à Saskatoon et à Regina, des affiches indiquant Employés recherchés sont visibles sur les vitrines des commerces.

La directrice d'Urban Cellars Beer Spirits & Wine Stores, à Saskatoon, Sherry Halvorson, mentionne que son établissement manque cruellement d’employés et que d’autres commerces vivent les mêmes difficultés.

C'est la réalité de la vie. Nous devons remettre les gens au travail.

La charge de travail que doivent assumer ses employés a nettement augmenté à cause de la pénurie. Des employés à temps partiel travaillent désormais à temps plein et même les gestionnaires, comme elle, doivent consacrer plus de 60 heures par semaine au travail.

Malgré toutes ses tentatives de recrutement. Sherry Halvorson ne parvient pas à recevoir un nombre de candidatures suffisant.

Avant la pandémie, nous recevions au moins 10 candidatures par semaine, mais depuis le début de la pandémie, nous pouvons nous compter chanceux si nous en recevions une en trois semaines, explique-t-elle.

Le directeur général du Birmingham's Vodka and Ale House à Regina, Levi Warren, indique pour sa part qu'il continue de recevoir beaucoup de candidatures. Le seul problème, c’est le profil des candidats. Ils sont de plus en plus jeunes et n'ont pas d'expérience.  

Nous ne nous battons pas pour trouver des gens. Nous avons juste du mal à trouver les bonnes personnes, précise M. Warren. 

Je n'ai pas trouvé beaucoup de candidats qui ont une expérience de serveur ou de barman. Et, sans expérience, il est difficile de trouver son rythme et de s'intégrer.

Selon Sherry Halvorson et Levi Warren, la fin de certains programmes d'aide gouvernementale pourrait pousser des gens à regagner le marché du travail.

Parce que, pour être honnête, nous avons besoin de ces personnes pour faire tourner notre économie, explique Mme Halvorson. Sans eux au travail, notre économie va souffrir davantage.

Les risques dans le monde de la restauration pendant la pandémie

L’étudiante de l’Université de la Saskatchewan, Azwa Alam, a démissionné au mois de septembre de son poste qu’elle occupait depuis trois ans dans un restaurant McDonald's.

Avant de remettre sa démission, elle avait refusé des quarts de travail en raison des risques et des contacts directs avec la clientèle pendant la pandémie.

Nous prenions plus de précautions et vivions dans une sorte de peur. Pour aller au travail tous les jours, il fallait aussi prendre l’autobus. Je ne voulais plus le faire.

Depuis, elle a décroché un poste d’analyste de données qui lui permet de faire du télétravail.

J'ai trouvé un emploi à domicile où je me sentais beaucoup plus respectée, à la fois pour mon temps et ma sécurité. Et je ne me préoccupe pas du trajet pour me rendre au travail.

Avec les informations de Laura Sciarpelletti

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !