•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Construction de nouvelles écoles : le CSF de la C.-B. appelle à la patience

L'entrée de l'École Anne-Hébert.

L'École Anne-Hébert, dans l'est de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Kevin Mcintyre-Tor

Près d’un an et demi après sa victoire en Cour suprême du Canada, plusieurs se demandent où en est le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) en matière d’acquisition de terrains et de construction de nouvelles écoles. Son directeur général, Michel St-Amant, assure que les dossiers avancent lentement, mais sûrement.

Pour ce qui est de l’École Anne-Hébert, cette victoire-là, on va peut-être en voir les couleurs [avec] mes petits-enfants, plaisante Sophie Dansereau, dont les deux filles fréquentent cette école de l’est de Vancouver.

La Vancouvéroise Nour Enayeh a deux enfants, un qui va à l’École Rose-des-Vents et l'autre à l’École Jules-Verne. Elle dénonce elle aussi la lenteur des progrès pour la construction de nouvelles écoles dans la métropole. On a eu la promesse d’avoir deux nouvelles écoles, au moins une à l’ouest de la rue Main, peut-être sur [les terrains de la rue Heather], mais jusqu’à maintenant rien n’est concret, regrette-t-elle.

Portrait de Geneviève Deschamps, qui sourit, sur un fond bleu.

La présidente de l’Association des parents d’élèves de l’École Victor-Brodeur, Geneviève Deschamps, espère que le CSF et le ministère provincial de l'Éducation parviendront à bien collaborer pour trouver des terrains pour de nouvelles écoles francophones.

Photo : Geneviève Deschamps

L’impatience se fait aussi sentir du côté de Victoria de la part de la présidente de l’Association des parents d’élèves de l’École Victor-Brodeur, Geneviève Deschamps. Je ne sais pas si le CSF pousse assez fort au ministère [de l’Éducation]. [...] C’est le plus gros défi du CSF, ils ne trouvent pas de terrain, ça ne devrait pas l’être, on devrait être en priorité, clame-t-elle.

À Pemberton, Andrée-Anne Tardif, vice-présidente de l'Association des parents d'élèves de l'École La Vallée, aimerait également que les choses bougent plus vite en ce qui concerne la nouvelle école qui doit voir le jour dans sa communauté. On aimerait un petit peu plus de transparence et on est toujours là pour apporter notre soutien si on peut faire avancer la cause plus rapidement, assure-t-elle.

Andrée-Anne-Tardif, vêtue d'un manteau rose, pose dans la nature, près d'une plage, des rochers et une étendue d'eau.

Andrée-Anne Tardif aimerait que l'Association de parents soit mieux informée de l'avancement du dossier de la nouvelle École La Vallée à Pemberton.

Photo : Andrée-Anne-Tardif

Ça s’en vient, dit le CSF

Michel St-Amant comprend l’impatience des parents, surtout après un parcours de 10 ans en justice pour le dossier du financement de l’éducation en français en Colombie-Britannique.

« Quand on annonce publiquement qu'une telle école s'en va à telle place, la question qui vient est toujours : quand? Et c'est la question à laquelle on n'est jamais capable de répondre avec précision. »

— Une citation de  Michel St-Amant, directeur général, CSF

Il explique, par exemple, que pour qu’un projet aboutisse, six rapports d'ingénierie sont nécessaires.

Il affirme que le CSF a une bonne écoute de la part du ministère de l’Éducation et se veut rassurant. Tous mes prédécesseurs, les conseillers scolaires, les communautés, la Fédération des parents ont travaillé pour monter le projet [...]. Après un an et demi de décision de la Cour, on va commencer à voir enfin [les résultats], promet-il, confiant.

Selon Michel St-Amant, 68 projets d'immobilisation sont actuellement actifs et dans la mire du CSF, même s’ils n'avancent pas tous à la même vitesse.

Michel St-Amant s'adresse à un journaliste, des parents discutent derrière lui.

Le directeur général du CSF, Michel St-Amant, en 2019.

Photo : Radio-Canada

Cinq projets immobiliers du CSF qui ont récemment connu des développements notables :

1. Burnaby : le CSF annonce avoir une entente pour acquérir un bâtiment actuellement occupé par un service de garde. Il doit le visiter prochainement pour décider si celui-ci peut être agrandi ou s’il faudra construire un nouvel édifice. Michel St-Amant ajoute que le CSF convoite aussi un autre terrain pour la région de Burnaby.

2. Pemberton : le CSF confirme avoir fait l’acquisition d’un terrain et a l’intention d’y construire un centre scolaire communautaire de la maternelle à la 12e année. Selon Michel St-Amant, le travail de design architectural a commencé et le bâtiment devrait être mis en place dans les deux ou trois années.

3. Victoria : les élèves de L’École Beausoleil fréquentent temporairement l’École Victor-Brodeur, en attendant de pouvoir déménager dans les classes modulaires installées sur le terrain de l’École primaire Braefoot, à Saanich. Selon Michel St-Amant, si tout va bien l’inspection des classes pour obtenir le droit d’occupation devrait avoir lieu le 29 octobre. Il espère que les élèves et le personnel auront pris possession des locaux en 2022. Les élèves devraient y rester le temps qu’un centre scolaire communautaire de la maternelle à la 12e année soit construit sur le site de l’École Lansdowne Middle School, soit dans quatre ou cinq ans.

4. Duncan : le CSF a une entente avec le conseil scolaire anglophone de la région pour la location temporaire de l'École Charles Hoey pour les deux à cinq prochaines années en attendant de trouver un site permanent à Duncan.

5. Mission : le CSF construira un nouveau gymnase à l'École des Deux-rives à Mission.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !