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Centaines d’arbres abattus à Rimouski : le promoteur dans ses droits, selon la Ville

Des billots de bois sont empilés sur le terrain qui doit accueillir le projet domiciliaire de Construction Albert.

Des centaines d'arbres ont été coupés sur ce terrain situé aux limites des districts de Nazareth et de Sacré-Cœur à Rimouski. Ils doivent laisser place à environ 150 unités d'habitation construites par le Construction Albert.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Radio-Canada

La Ville de Rimouski ignore le nombre exact d'arbres qui ont été coupés dans une petite forêt urbaine où doit se réaliser un vaste projet immobilier tout près du centre-ville. Le maire sortant Marc Parent a expliqué jeudi que la Ville n'avait même pas à délivrer de permis pour autoriser la coupe de ces arbres par le promoteur.

Radio-Canada a constaté dans les derniers jours que des centaines d'arbres avaient déjà été coupés afin d'ouvrir les rues pour ce projet de 150 logements. Le terrain en question est situé à la frontière des districts de Nazareth et de Sacré-Cœur.

Marc Parent dit qu'ultimement le promoteur, Construction Albert, aurait même pu procéder à une coupe à blanc tout en respectant la réglementation municipale.

Il n'y a pas d'autorisation comme telle. Il s'agit d'un terrain privé à l'intérieur du périmètre urbain et qui est privilégié par la Ville de Rimouski pour être développé. Donc, les permis seront distribués plus tard, mais M. Albert avait tous les droits de procéder. C'est un terrain qu'on appelle "en zone blanche". Il aurait été dans son droit de faire des coupes à blanc, même, précise-t-il à ce sujet.

Un terrain sur lequel du déboisement a été effectué.

La préparation des terrains qui doivent accueillir environ 150 logements est commencée.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le maire explique aussi que de nombreux urbanistes plaident désormais pour la densification des centres-villes et la fin de l'étalement urbain, notamment pour faciliter les transports et réduire les gaz à effet de serre.

On a accès ici à un terrain qui est à quelques kilomètres du centre-ville, qui cadre parfaitement bien avec les stratégies des urbanistes, à savoir, développer dans les milieux les plus concentrés possible. Donc ultimement, c'est une bonne décision. Plusieurs des gens qui vont demeurer ici vont probablement choisir d'aller travailler en vélo, de prendre le transport urbain, soutient Marc Parent.

Selon la réglementation municipale, un citoyen qui coupe un arbre sur son terrain a besoin d'un permis de la ville et il doit s'engager à planter un nouvel arbre.

Le maire dit que ces obligations ne s'appliquent pas quand il s'agit d'un promoteur qui veut réaliser un projet sur un terrain vacant.

Le Service d'urbanisme tente de faire un décompte exact des arbres abattus pour le projet de Construction Albert.

D'après les informations de Denis Leduc

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