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Québec annoncera de nouveaux incitatifs pour les aspirants enseignants qualifiés

François Legault à l'Assemblée nationale le 7 octobre 2021

François Legault a invité Dominique Anglade à faire preuve de patience d'ici la mise à jour économique du 25 novembre (archives).

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec doit bientôt annoncer de nouveaux « incitatifs » pour favoriser le recrutement d’enseignants qualifiés. Critiqué jeudi par Dominique Anglade sur la pénurie d’enseignants, le premier ministre François Legault a invité la cheffe de l’opposition officielle à la patience d’ici la mise à jour économique du 25 novembre.

Je vous invite à bien écouter la mise à jour de mon collègue des Finances [le ministre Eric Girard] le 25 novembre prochain, on va continuer de mettre des incitatifs pour avoir plus d'enseignants qualifiés, a indiqué François Legault à l’Assemblée nationale.

Les écoles du Québec emploient actuellement jusqu'à 30 000 enseignants non qualifiés, c’est-à-dire qui ne détiennent pas de brevet d’enseignement, a souligné Dominique Anglade.

Pour contrer la pénurie de personnel enseignant, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge avait, en 2019, invité les universités à créer des programmes de formation menant à un brevet. Un programme de maîtrise dite qualifiante existait déjà pour permettre de pratiquer l'enseignement en éducation secondaire, mais pas en éducation préscolaire ou primaire.

L'Université de Montréal a répondu à l'appel et a élaboré un nouveau programme de maîtrise de 60 crédits conçu pour permettre aux titulaires d’un baccalauréat dans une autre discipline que l'éducation d'obtenir un brevet d’enseignement au préscolaire et au primaire.

Offert depuis l'automne, le programme de l’Université de Montréal a cependant été victime de son succès : des 940 demandes d'admission soumises, 225 ont été acceptées. La faculté prévoyait au départ une capacité d’accueil de 120 places.

Aujourd'hui, on a des personnes qualifiées qui pourraient enseigner, mais parce que le gouvernement ne s'en préoccupe pas, on n'est pas capable de voir des résultats sur le terrain, a reproché Dominique Anglade au premier ministre, en référence au taux d'aspirants enseignants qui ont vu leur demande d'admission rejetée.

François Legault a rétorqué que ce ne sont pas tous les baccalauréats qui peuvent servir de base pour une maîtrise en enseignement.

Je ne veux pas donner d'exemples pour stigmatiser certains baccalauréats, mais on peut penser à certains bacs où ce n'est pas possible, avec seulement une maîtrise, de transformer ces personnes-là en enseignants qualifiés. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les experts des facultés d'éducation, a-t-il affirmé.

Le premier ministre n’a pas précisé la nature des incitatifs que son gouvernement comptait annoncer. Il a toutefois promis qu’il avait l’intention d’augmenter le nombre de places dans les universités et qu’il souhaitait augmenter les incitatifs pour que les enseignants soient reconnus dans notre société comme étant des personnes extrêmement importantes pour l'avenir.

La mise à jour économique du 25 novembre portera principalement sur la pénurie de main-d'œuvre et l'inflation.

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