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Fond-du-Lac : une opération de déglaçage était nécessaire avant le décollage

Un passager est mort deux semaines après l’accident, et plusieurs personnes ont été blessées.

L'avion écrasé parmi les arbres. (archives)

Le BST affirme que la compagnie West Wind possède un meilleur équipement pour dégivrer des aéronefs. (archives)

Photo : Bureau de la sécurité des transports du Canada

Radio-Canada

La décision de l'équipage de faire décoller l’aéronef glacé à destination de la communauté de Fond-du-Lac, dans le nord de la Saskatchewan, est la cause de l’écrasement mortel survenu le 13 décembre 2017.

« Un avion ne devrait jamais décoller avec de la glace sur une surface critique. »

— Une citation de  Kathy Fox, présidente du Bureau de la sécurité des transports du Canada

L'enquête du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a révélé que de la glace s'était formée sur l'avion pendant son vol précédent en provenance de Prince Albert.

Le premier agent s’est contenté de faire le tour de l’aéronef à pied sur l’aire de trafic faiblement éclairée, sans lampe de poche, puis de regarder l’aile gauche à partir du haut des escaliers à la porte d’accès arrière gauche, peut-on lire dans le rapport d’enquête de l'agence, près de quatre ans après l’événement.

Le BST ajoute que le commandant de bord n’a pas effectué sa propre inspection. De plus, il n'a pas pris la décision de commencer une opération de dégivrage. Les préparatifs pour le décollage se sont poursuivis.

Un passager est mort deux semaines après l’accident, et plusieurs personnes ont été blessées.

Une pratique courante de l’entreprise

Le BST affirme que le décollage d'aéronefs depuis un aéroport en zone éloignée avec une accumulation de glace était devenu une pratique courante au sein de l’entreprise West Wind.

Les réussites antérieures de ces adaptations ont entraîné la normalisation de la pratique dangereuse, et cette normalisation a influencé la décision de décoller prise par l’équipage de conduite, ajoute-t-on dans le rapport.

L’enquêteur principal de cet accident mortel, Eric Vermette, affirme que la compagnie West Wind possède désormais un meilleur équipement pour dégivrer des aéronefs. Cet équipement a reçu l’approbation du Bureau de la sécurité des transports du Canada.

Témoignage d’une survivante

Amanda Short a survécu à l’écrasement de l’avion. Elle a subi plusieurs blessures physiques, dont une commotion cérébrale et une fracture des vertèbres, et en garde des séquelles psychologiques. 

L'accident a eu des répercussions sur le projet de clinique dans une communauté du nord d'Amanda Short. Alors qu’elle souhaitait voyager pour offrir des soins infirmiers, elle ne se sent plus capable de le faire parce qu’elle ne se sent plus en sécurité à bord d’un avion.

« Je ne peux tout simplement pas y retourner. »

— Une citation de  Amanda Short, survivante de l'accident

Lors de la diffusion des résultats de l’enquête, Amanda Short s’est dit très choquée, voire dégoûtée, que l’avion ait décollé malgré les conditions de l’appareil.

Avec les informations de Guy Quenneville

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