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Bébé maltraité en Beauce : Élizabeth Pelletier-Boissonneault aura un autre procès

Élizabeth Pelletier-Boissonneault.

Élizabeth Pelletier-Boissonneault est une ancienne éducatrice de Sainte-Marie, en Beauce.

Photo : Facebook d'Élizabeth Pelletier-Boissonneault

Une ancienne éducatrice de Sainte-Marie, en Beauce, qui avait écopé d'une peine d'emprisonnement pour avoir maltraité un bambin aura droit à un nouveau procès.

La Cour d’appel annule le verdict de culpabilité prononcé contre Élizabeth Pelletier-Boissonneault puisqu’elle juge qu’une preuve inadmissible a été utilisée lors du premier procès.

En mai 2019, la jeune femme avait écopé d’une peine de 12 mois de prison après avoir été déclarée coupable d’avoir secoué un bébé de 11 mois, lui infligeant des dommages neurologiques importants.

On est très satisfaits et soulagés de la décision qui a été rendue par la Cour d’appel ce matin, déclare Me Yves Savard, l'avocat d'Élizabeth Pelletier-Boissonneault. Depuis le début, madame a toujours clamé son innocence et nié les faits qui lui ont été reprochés.

Un ouï-dire

Durant son procès, la jeune femme a indiqué avoir fait de faux aveux sous la pression, lors d’un interrogatoire policier. La juge Manon Lavoie a tout de même admis cette déclaration vidéo lors du procès.

Or, au moment de son témoignage, le père de la victime a fait référence à ces soi-disant aveux. Il a affirmé qu’il en avait été informé par une tierce partie au téléphone, le jour même de l’interrogatoire policier. Selon les juges de la Cour d’appel, ces paroles constituent un ouï-dire, puisque l’accusé n’a jamais fait d’aveux au père. Ce témoignage n’aurait donc jamais dû être accepté comme preuve, affirment les juges.

Dans ce contexte, la juge aurait dû intervenir pour ne pas permettre la preuve ou encore mettre le jury en garde, très spécifiquement, sur le fait qu’il ne devait pas tenir compte de cette partie du témoignage, peut-on lire dans l'arrêt de la Cour d’appel.

« Cette preuve est non seulement inadmissible, elle est très préjudiciable, dans le contexte où l’appelante témoigne des circonstances pour lesquelles elle a fait de faux aveux. »

— Une citation de  Extrait de l'arrêt de la Cour d'appel

N’eût été la question de l’aveu, peu de choses relient l’appelante à la condition de l’enfant, notent aussi les magistrats. Il faut d’ailleurs souligner que les experts neurologues ont émis des opinions différentes sur les causes probables des hématomes sous-duraux.

Lors de son procès, Élizabeth Pelletier-Boissonneault a affirmé que c'est une chute accidentelle qui a causé les lésions au cerveau du bébé.

La date du nouveau procès devrait être fixée au cours des prochaines semaines.

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