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Le son du handpan de Robert Len en hommage aux bâtisseurs du Manitoba

À son arrivée au Manitoba en 2019, le compositeur multi-instrumentiste québécois Robert Len a été surpris de découvrir l’ampleur des combats linguistiques auxquels la communauté francophone du Manitoba a dû faire face au cours des récentes années.

Un homme joue le handpan, un instrument à percussion en métal, qui ressemble à une soucoupe volante

Robert Len en prestation avec son handpan, au Musée canadien des droits de la personne

Photo : Radio-Canada / Denis Chamberland

Ce constat l’a grandement touché et l’a incité à composer Saint-Boniface, une pièce musicale instrumentale en l’honneur de tous les bâtisseurs du Manitoba.

Je n’avais jamais vécu dans un milieu minoritaire et là, je le vois, comment ils se battent, ce qu’ils doivent faire, ils ne sont jamais en paix, dit Robert Len.

Robert Len joue un instrument à percussion, le handpan.

Le « handpan » ou le « hang » fait partie de la famille des percussions. Il a été inventé en Suisse au début des années 2000 par Felix Rohner et Sabina Schärer et s’inspire du « steel drum » originaire des Caraïbes.

Photo : Radio-Canada / Denis Chamberland

C’est au Musée canadien des droits de la personne que Robert Len a choisi d’interpréter pour le Petit local sur la route de L'atelier culturel sa pièce instrumentale.

« C’est un symbolisme que d’être dans un endroit où l'on défend les droits des minorités et de toutes les personnes! De jouer Saint-Boniface dans un lieu comme ça, pour moi, c’était le summum. »

— Une citation de  Robert Len
Vue à vol d'oiseau de Robert Len dans un couloir d'escalier au Musée canadien des droits de la personne.

Robert Len a interprété Saint-Boniface dans les espaces du Musée canadien des droits de la personne.

Photo : Radio-Canada / Denis Chamberland

S'inspirer des contraintes

Lorsqu’il a commencé sa carrière de multi-instrumentiste en 1996, Robert Len s’est principalement intéressé aux flûtes provenant des différents continents, dont l’une, originaire du désert, qui n’a que cinq notes, mais fausses, dit-il en riant.

Au fond, ces instruments-là, ça m’inspire à cause de leurs limitations, alors il faut que tu sois plus créatif.

Un caméraman s'apprête à filmer Robert Len, joueur de handpan, sur l'une des passerelles au Musée canadien des droits pour la personne.

« Je suis vraiment heureux d’avoir joué Saint-Boniface pour rendre hommage à tous les bâtisseurs du Manitoba » - Robert Len

Photo : Radio-Canada / Denis Chamberland

La nature et l'humain dans la création

Robert Len a déjà plus d’une demi-douzaine d’albums à son actif. Parmi les plus récents, la trilogie Fragile, Hope et Help, qu’il vient de faire paraître au début de l’année.

C’est toujours au niveau de la nature, au niveau de l’être humain, c’est tout le temps, à la base c’est ça, l’être humain, la nature, l’environnement.

Illustration de l'album de Robert Len, intitulé HELP!

Le nouvel album de Robert Len, intitulé « HELP! »

Photo : Radio-Canada

Au-delà des thèmes qu’il affectionne, Robert Len dit qu’il se laisse principalement guider non pas par les instruments qu’il utilise, mais par les sons qu’ils peuvent produire.

Des sons, dit-il, qui peuvent l’amener dans différents styles, allant du jazz au nouvel âge en passant par le funk et même le hip-hop.

« Au fond, quand j’ai un instrument, je regarde ce que je peux faire avec et je l’habille. C’est un peu comme un peintre, tu commences avec une couleur de base, et après ça, tu développes et là, tu ne sais pas où tu t’en vas et oups, tu arrives et tu te dis : "je ne pensais pas aller là". Dans le fond, il suffit de rester ouvert à ce que l’instrument te donne. »

— Une citation de  Robert Len
Portail de L'atelier culturel.

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