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La Première Nation Tk ’emlúps invite le pape François à Kamloops

La communauté presse également le Vatican de poser des gestes concrets pour favoriser la guérison des survivants.

Une femme debout à l'extérieur.

La chef de la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc, Rosanne Casimir, presse le Vatican de poser des gestes concrets pour favoriser la guérison des survivants.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Radio-Canada

La Première Nation Tk ̓emlúps te Secwépemc invite le pape François à Kamloops, en Colombie-Britannique, où quelque 215 tombes non marquées ont été découvertes près de l’ancien pensionnat pour Autochtones, la première de plusieurs découvertes semblables ailleurs au Canada.

La requête fait suite à l’annonce du Vatican selon laquelle le pape est prêt à effectuer une visite au Canada.

Il s’agirait d’un moment historique pour les survivants et pour la communauté qui continuent de subir les conséquences de la terrible découverte des enfants disparus, écrit la chef de la Première Nation, Rosanne Casimir, dans un communiqué.

Le pape François sortant d'une voiture.

Lors d'un voyage en Amérique du sud en 2015, le pape François a demandé « humblement pardon, non seulement pour les offenses de l'Église même, mais aussi pour les crimes contre les peuples autochtones durant ce que l'on appelle la conquête de l'Amérique ».

Photo : Reuters / POOL

La communauté Tk ̓emlúps souligne par ailleurs les obligations financières légales et morales envers les survivants et presse le Vatican de poser des gestes concrets pour favoriser la guérison.

La venue du pape au Canada, sans action concrète, avec pour seul objectif la réconciliation, ignore cette dure vérité, note Rosanne Casimir.

Voici les trois gestes que les Tk ̓emlúps te Secwépemc réclament de la part du Vatican :

  • la reconnaissance de son rôle direct dans « de nombreux abus horribles commis à l’encontre d’enfants autochtones à travers le système des pensionnats ;
  • la publication de toutes les informations et de tous les documents relatifs aux pensionnats pour Autochtones ainsi que la levée de fonds pour les survivants;
  • des excuses du pape François, au nom de l’Église catholique, à l'intention des survivants, de leurs familles ainsi que des collectivités concernées pour les mauvais traitements que les enfants des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont subis dans les pensionnats dirigés par l’Église catholique.

Pour respecter l’élément de vérité cité dans les efforts de vérité et de réconciliation, le vrai rôle de l'Église catholique dans la mort d’enfants placés sous sa garde doit être reconnu, selon la Première Nation.

Le 18 octobre, le premier ministre Justin Trudeau a présenté ses excuses en personne auprès de la communauté Tk ̓emlúps te Secwépemc lors d'une rencontre qualifiée de « douce-amère » par la chef Rosanne Casimir. La Première Nation a demandé que le gouvernement fédéral pose sept gestes concrets en guise de réconciliation.

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