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Transmettre l’héritage folklorique en format balado

Un homme avec une guitare en main.

Angelo Paquette a toujours sa guitare en main lors de l'enregistrement ses balados.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

C'est lors du temps des Fêtes que le folklore reprend sa place dans les foyers canadiens-français partout au pays. Le Franco-Ontarien Angelo Paquette consacre sa retraite à s'assurer qu'il en reste toujours quelque chose une fois les festins terminés.

Guitare à la main, enregistreuse dans l’autre, il parcourt les résidences de personnes âgées afin d’écouter les histoires de ses semblables et chante les airs folkloriques qui ont bercé l’enfance de ses invités.

Un seul but en tête : ne pas oublier le folklore. Le titre de son émission parle de lui-même : Fo-pas-lkore prononcé faut pas le clore.

Le folklore est important parce que si on en parle plus, si on ne les chante plus, on va les oublier, relate l’ancien animateur culturel et pastoral à l’École catholique Nouveau Regard de Cochrane.

Un musicien dans son studio maison

De son studio maison, Angelo Paquette élabore les concepts de ses balados.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Une baladodiffusion qu’il veut laisser en héritage à la prochaine génération. Sans montage, les épisodes durent de 30 à 45 minutes et sont publiés bimensuellement sur la page Facebook de l’émission.

On peut déjà trouver une rencontre touchante avec une centenaire de Hearst, Rose Lecours, ou encore le frère de l’animateur qui a vécu son folklore autrement en Papouasie–Nouvelle-Guinée.

Quand je suis parti en Papouasie, on bâtissait des terrains d'atterrissage pour les avions parce que c’était le seul moyen de rejoindre ces gens-là. Comment les gens avaient le courage de travailler au pic pi à la pelle ? Ils chantaient. Ils chantaient des chansons de leur pays pour s’encourager, raconte Gilles Paquette, qui fait ensuite un lien avec les bûcherons canadiens-français.

Tu me fais réaliser de plus en plus que le folklore, ça nous remet joyeux. Nos grands-parents et nos parents ont travaillé tout en chantant, philosophe Gilles Paquette dans un des balados.

La joie de vivre est contagieuse dans les émissions, surtout quand les invités font découvrir des chansons à l’animateur. Pars sur la note do, clame Rose-Hélène Génier, qui s’apprête à chanter Tu danses bien, Madeleine accompagné d’Angelo à la guitare.

L’animateur est surpris par l’air de la chanson qui a sa saveur locale.

C’était une chanson que je connaissais, mais je ne connaissais pas l’air, mais pas du tout. Le refrain non plus. Je ne savais pas c’était quoi, dit l’animateur du balado, émerveillé. Il n’y a pas une famille qui chante une même chanson de la même façon.

Deux personnes parlent dans un balado.

Rose-Hélène Génier a beaucoup parlé dans l'épisode de Norembéga à proximité de Cochrane. Sa terre natale est aujourd'hui devenu un autre village fantôme du Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Radio-Canada était présent à l’enregistrement du balado avec Mme Génier, qui se disait reconnaissante de la chance qu’Angelo lui a donné de raconter son passé.

Une émission comme ça me montre ce que le passé a été pour aimer ce qui se passe actuellement pour réellement penser que nos enfants ne connaîtront jamais tout ce qu’on a connu, image Mme Génier en toute sagesse.

Après avoir enregistré quelques épisodes dans le Nord de l’Ontario, l’animateur ne se limitera pas seulement à sa région natale. Il envisage déjà de se rendre dans la grande région de Montréal et découvrir le folklore d’autres cultures, citant notamment la Papouasie–Nouvelle-Guinée.

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