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Un autre corps policier pourrait-il utiliser le futur poste de la GRC à Moncton?

La question fait surface dans un contexte de discussions sur l’avenir de la GRC dans la région et dans tout le Nouveau-Brunswick.

Un schéma de l'édifice.

Un aperçu du poste de police qui doit construit le long de la rue Albert à Moncton.

Photo : Gracieuseté - Ville de Moncton

Radio-Canada

Le nouveau poste de police de 57,2 millions de dollars prévu pour la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Moncton pourrait accommoder un détachement d'un service policier provincial, mais il serait vraisemblablement trop petit à long terme pour une nouvelle police municipale.

C’est la conclusion d’un rapport présenté récemment au conseil municipal de Moncton par la firme RPL Architects, qui a conçu les plans du futur nouveau poste du détachement Codiac de la GRC. La firme estime qu’il faut faire une étude plus approfondie pour confirmer cette conclusion.

Le conseiller municipal Bryan Butler a soulevé des questions la semaine dernière durant une réunion du conseil municipal sur l'utilisation possible du futur édifice. Il a demandé ce qu’il adviendrait de l’édifice conçu pour la GRC si cette dernière se retire de la région. Il craint que la municipalité doive dépenser encore plus d’argent si cela se produit.

L’idée de réviser les services de police à l’échelle locale et provinciale a été relancée plusieurs fois ces dernières semaines.

L’Union des municipalités du Nouveau-Brunswick a adopté une motion plus tôt en octobre pour demander aux autorités provinciales d’étudier les options en matière de service policier à la suite de la hausse des coûts d’employer la GRC.

Le maire de Dieppe, Yvon Lapierre, a fait entendre que la GRC n’offrira plus ses services de police municipale et provinciale d’ici six ans, mais cela n’a pas été confirmé par d’autres intervenants.

Un comité du conseil municipal de Riverview a modifié cette semaine le plan stratégique de la municipalité en y ajoutant que cette dernière travaillera avec Moncton et Dieppe pour étudier les options en matière de service policier.

Le conseiller municipal Heath Johnson a dit que l’avenir des services policiers fait l’objet de nombreuses discussions. Selon lui, l’examen des options pourrait conclure qu’il faut continuer d’employer les services de la GRC.

Schéma d'un atrium et d'un escalier menant à l'étage.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un aperçu de l'entrée du nouveau poste de la GRC prévu à Moncton.

Photo : Gracieuseté/Ville de Moncton

Le conseil municipal de Moncton va débattre lundi prochain d’une motion des conseillers Daniel Bourgeois et Paul Richard pour la suspension du travail sur le nouveau poste de la GRC le temps de confirmer quel service policier s’en servira. Les travaux de construction n’ont toutefois pas encore commencé.

La motion demande à la municipalité d’embaucher l’an prochain un expert en matière de service policier pour étudier si elle devrait toujours employer la GRC.

Paul Richard a expliqué durant une entrevue qu’il se demande comment on peut dépenser 57,2 millions de dollars sans savoir combien de policiers devront travailler dans cet édifice.

Les conditions pour accommoder un service policier différent

Quant à savoir si un autre corps policier peut utiliser l’édifice prévu, cela dépend du modèle de service policier.

John Pepper, représentant de RPL Architects, a expliqué aux conseillers municipaux que l’édifice a été conçu pour accommoder jusqu’à 376 agents et employés civils pendant 25 ans.

Dans son rapport de 15 pages, la firme conclut qu’un nouveau service policier pour les trois municipalités pourrait s’installer dans l’édifice à court terme, mais ce dernier ne répondrait pas aux besoins à long terme et il faudrait peut-être l’agrandir.

Photographie aérienne du terrain bordé par deux rues et le chemin de fer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Moncton a déjà acheté et préparé ce terrain vague le long de la rue Albert pour y faire construire le nouveau poste de la GRC. Ces dépenses font partie des coûts totaux du projet qui sont estimés à 57,2 millions de dollars.

Photo : CBC

La GRC emploie des unités spécialisées, par exemple en sciences judiciaires, qui sont basées ailleurs à Moncton. D’autres services d’appui sont basés à Fredericton.

Aucun espace pour ces unités et ces services n’est prévu dans les plans du nouveau poste de police alors que tout nouveau service policier municipal ou régional devrait employer des spécialistes du genre.

Les architectes expliquent dans leur rapport que le futur poste de police pourrait être agrandi en empiétant sur le terrain de stationnement et qu’il faudrait dans ce cas envisager aussi la construction coûteuse d’un stationnement à étages.

Leurs conclusions diffèrent dans le cas d’un nouveau service policier provincial. Dans ce cas, selon les architectes, les unités spécialisées desserviraient toute la province et ne seraient pas nécessairement postées à Moncton. La conception actuelle de l’édifice serait donc adéquate.

John Pepper s’est montré hésitant à estimer les coûts d’une modification de l’édifice au cas où il faudrait accueillir un nouveau service policier. Mais il a dit que plusieurs pièces, dont les aires communes et les salles d'interrogatoire, demeureraient adéquates.

D’après un reportage de Shane Magee, de CBC

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