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La Nouvelle-Écosse promet d’abandonner le charbon en moins de 10 ans

La centrale, ses deux cheminées et son enseigne.

La centrale de Lingan, au Cap-Breton, produit de l'électricité à partir de charbon.

Photo : CBC / Tom Ayers

Radio-Canada

Le gouvernement progressiste-conservateur en Nouvelle-Écosse se donne 28 objectifs pour lutter contre les causes des changements climatiques.

Ces 28 buts sont énoncés dans le projet de loi déposé mercredi à l’Assemblée législative à Halifax par le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Tim Halman.

La province s’engage entre autres à cesser de produire de l’électricité à partir de charbon d’ici 2030.

Cela veut dire que cet objectif serait atteint plusieurs années plus tôt que prévu. La société Nova Scotia Power devait abandonner le charbon d’ici 2040. Il y a deux ans, elle produisait toujours environ 55 % de son électricité à partir du charbon.

Selon le ministre Halman, la réalisation du projet énergétique Atlantic Loop, qui vise à utiliser de l’énergie hydroélectrique du Labrador et du Québec pour remplacer le charbon, est la clé pour accomplir cet objectif.

La Loi sur les objectifs environnementaux et la réduction des changements climatiques du gouvernement progressiste-conservateur reprend beaucoup d’éléments de la Loi sur les objectifs de développement durable, déposée en 2019 par le précédent gouvernement libéral, à la différence que ce dernier n’incluait pas ses objectifs dans la loi.

Tim Halman parle aux médias le 8 août 2019.

Tim Halman, député de Dartmouth-Est et ministre de l'Environnement et du Changement climatique en Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : Radio-Canada / CBC / Paul Poirier

Le ministre Halman affirme que son projet de loi insiste davantage sur l’imputabilité et la transparence du gouvernement dont il fait partie.

Une mise à jour sur l’évolution de ces objectifs environnementaux devra être présentée devant l’Assemblée législative à la fin du mois de juillet chaque année, et on projette un réexamen du projet de loi d’ici cinq ans.

Parmi les autres objectifs :

  • La province s’engage à ce que 80 % de l’électricité dans la province soit produite à partir de ressources renouvelables à compter de 2030;
  • La réduction d’ici 2030 des émissions de gaz à effet de serre pour qu’ils se situent au minimum à 53 % en deçà de leurs niveaux de 2005;
  • Faire de la Nouvelle-Écosse une province carboneutre d’ici 2050;
  • Réduire les déchets solides à 300 kg par personne par année, au maximum, d’ici 2030;
  • Protéger au moins 20 % des terres et des eaux de la province d’ici 2030;
  • Rendre tous les édifices gouvernementaux — ce qui inclut les écoles et les hôpitaux — carboneutres et résistants aux phénomènes climatiques;
  • Travailler avec les municipalités et les communautés autochtones sur leurs priorités climatiques;
  • Que 30 % des véhicules vendus en 2030 soit des véhicules à émission zéro.

Les différentes cibles ont été élaborées après des consultations publiques tenues le printemps et l’été derniers par l’organisme à but non lucratif Clean Foundation, à l’initiative des libéraux alors au pouvoir.

Plus de 5600 suggestions différentes ont été faites.

Ces consultations démontrent clairement, selon le ministre Tim Halman, que les Néo-Écossais veulent que le bien-être des gens et de la planète passe en premier.

L’opposition accueille favorablement le projet de loi

L’adoption d’un modèle écologique de foresterie en 2023 fait partie des plans de la province, ce qui suit les recommandations du rapport Lahey, qui insistait notamment en 2018 sur la réduction des coupes à blanc.

Le chef de l’opposition, Iain Rankin, ministre responsable des dossiers forestiers au moment du dépôt du rapport Lahey, croit que cela devrait être mis en place immédiatement. Il est d’avis que si ce n’est pas le cas, les coupes à blanc vont s’accentuer d’ici 2023 dans l’ouest de la province.

C’est un bon projet de loi, nous l’appuierons, a néanmoins dit le chef libéral.

Susan Leblanc en mêlée de presse devant plusieurs micros.

Susan Leblanc, députée de Dartmouth-Nord et porte-parole du NPD sur les questions environnementales, le 27 octobre 2021 en mêlée de presse dans l'édifice de l'Assemblée législative, à Halifax

Photo : CBC / David Laughlin

Susan Leblanc, porte-parole du Nouveau Parti démocratique sur les questions environnementales, a félicité le gouvernement progressiste-conservateur de clairement enchâsser les objectifs dans une loi provinciale.

Elle estime que la réduction des gaz à effet de serre pourrait être plus importante, cependant, et que de viser 58 % en deçà des niveaux de 2005, plutôt que 53 %, serait davantage conforme aux obligations internationales.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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