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La Couronne demande une peine de prison et de probation pour Michael Partington

Un policier se dirige vers un homme maintenu au sol par un autre agent, dans une rue résidentielle.

Elliot McLeod était maintenu au sol quand un policier d'Edmonton s'est laissé tomber sur son dos, genou en avant.

Photo : Natasha Kimberly Facebook

Radio-Canada

Le policier d’Edmonton Michael Partington qui a été reconnu coupable de voies de fait lors de l'arrestation filmée d'Elliot McLeod, un homme autochtone, devrait être condamné à une peine de 60 à 90 jours de prison suivie d'une période de probation, a affirmé la procureure de la Couronne, Carla MacPhail, devant un tribunal mercredi.

Selon elle, une peine d’emprisonnement est nécessaire afin d’envoyer un message de dissuasion générale aux autres agents de police. Elle a cité de nombreux cas dans lesquels des officiers ont été emprisonnés pour agression.

La procureur a souligné la nature gratuite de l’agression de l’homme autochtone en août 2019. Selon elle, ce dernier était alors sans défense et vulnérable.

Elle a ajouté que l’agression était une violation de la confiance du public et du devoir de Michael Partington de protéger les citoyens.

En août, le juge Peter Ayotte de la cour provinciale a déclaré Michael Partington coupable de voies de fait.

La défense demande une libération conditionnelle

Mike Danyluik, l'avocat de la défense, a plaidé mercredi en faveur d’une libération conditionnelle pour Michael Partington. Selon lui, même une peine avec sursis serait extrême, sur la base des précédents.

L’avocat a fait une distinction entre les attaques prolongées et aggravées par des agents de police dans les cas mentionnés par Carla MacPhail et le manque de jugement momentané de Michael Partington.

Mike Danyluik a indiqué à la cour que l’accusé a eu une vie personnelle et une carrière exemplaire. Il ajoute que ce dernier a passé tous les tests pour devenir pompier et qu’un casier judiciaire mettrait probablement fin à ses chances d’obtenir une offre d’emploi.

Qualifiant l'agression d'acte impulsif d'une seconde, Mike Danyluik affirme également que la couverture médiatique exceptionnelle de l'affaire qui a suivi a un effet dissuasif général sur les autres agents.

En conclusion, l’avocat de la défense a recommandé une libération conditionnelle assortie d'une période de probation de 12 à 18 mois et de 120 à 180 heures de travaux communautaires, ou une peine avec sursis.

La victime poursuit les agents et le service de police

Elliot McLeod poursuit maintenant Mike Partington, l’autre agent impliqué dans l’affaire, Curtis McCargar ainsi que le Service de police d’Edmonton (SPE) pour 250 000 $

Une poursuite déposée en août allègue que les deux policiers ont fabriqué des accusations contre Elliot McLeod pour dissimuler l’agression et que le SPE a ensuite caché la vidéo de l’agression aux procureurs pendant près de cinq mois, forçant Eliot McLeod à être emprisonné à tort.

Alors qu’Eliot McLeod était en prison, et que le SPE avait la vidéo, la Couronne a offert à Eliot McLeod un accord de plaidoyer de trois mois de prison, qu'il a rejeté. Les accusations portées contre lui ont été abandonnées le 31 décembre 2019, après que le SPE a remis la vidéo aux procureurs.

La poursuite allègue que l'incident est le produit du profilage, appelé maintien de l'ordre proactif par la police d'Edmonton, une pratique qui, selon la poursuite, était courante dans la division nord-ouest du SPE.

Des personnes, généralement vulnérables d'une manière ou d'une autre, ont été détenues et interrogées de manière arbitraire ou autrement contrainte à fournir des informations sur elles-mêmes et sur d'autres personnes sans que les droits garantis par la Charte ne soient dûment respectés, indique la poursuite.

Avec les informations de Charles Rusnell et Jennie Russell

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