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Vaccination non obligatoire des enseignants, une « sage décision », selon le SEO

Suzanne Tremblay en entrevue à Radio-Canada lors d'une journée d'automne.

La présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO), Suzanne Tremblay

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO), Suzanne Tremblay, estime que le gouvernement québécois a pris une « sage décision » en n’imposant pas la vaccination obligatoire aux enseignants.

Suzanne Tremblay a évoqué plusieurs facteurs pour expliquer sa position.

Tout d’abord, elle a rappelé que, dans les établissements publics et privés de niveau préscolaire, primaire et secondaire, 91 % du personnel a reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 et 89 % a reçu deux doses.

À l’heure actuelle, la situation s’améliore dans les écoles au Québec. En Outaouais, on a connu des éclosions [et] des fermetures de classes depuis le début septembre, mais ça se passe assez bien.

Un autre élément qui rassure Mme Tremblay est la vaccination à venir des enfants de 5 à 11 ans, qui seront bientôt admissibles à recevoir leurs doses d’un vaccin contre la COVID-19.

La présidente du SEO réitère qu’elle encourage tous ses membres à se faire vacciner. Elle insiste aussi sur le fait qu’il n’y a pas juste la vaccination parmi le lot de mesures sanitaires à respecter dans les écoles de la région.

Il y a le lavage des mains, la désinfection des surfaces et la distanciation. Un enseignant doit maintenir, dans la mesure du possible, une distanciation avec ses élèves, et [s’il ne peut pas], il doit porter son masque.

« Quand on met tout cela dans son ensemble, on pense que le gouvernement a pris la bonne décision, aujourd’hui. »

— Une citation de  Suzanne Tremblay, présidente du SEO

Frictions à venir?

Est-ce que la vaccination non obligatoire pourrait devenir un sujet de frictions entre les enseignants vaccinés et ceux qui ne le sont pas?

À cela, Suzanne Tremblay répond qu’il n’y a pas eu d’enjeux problématiques, mais convient que cela a été un sujet de discussion.

C’est sûr que, dans les écoles, un peu comme dans la population, il y a des gens qui ne sont pas vaccinés. Il n’y en a pas beaucoup, mais on nous dit que ça s’est passé de façon respectueuse. Collectivement, on sait que c’est important et on a répondu de façon assez importante.

Suzanne Tremblay est persuadée que ses membres sont unis vers le même objectif : respecter les protocoles sanitaires et faire leur part pour que cette pandémie soit endémique. D’un autre angle, elle convient que la COVID-19 aura, à tout le moins, mis en lumière un élément important qui doit changer : la ventilation dans les écoles.

Dans toute cette pandémie, on a découvert qu’on devait améliorer la ventilation et qu’on avait négligé cela [pendant de nombreuses années].

Les parents nuancés

Afin de connaître l’avis de quelques parents et citoyens de l’Outaouais sur la décision du gouvernement de François Legault, ICI Ottawa-Gatineau a interviewé trois résidents à la sortie des classes, mercredi après-midi.

Moi, je suis d’accord que les enseignants devraient être vaccinés, a commenté Ezequiel Sousa, un résident de Gatineau.

Moi, personnellement, si je travaillais avec des enfants, je me ferais vacciner, mais chacun ses choix, d’ajouter Linda Lamoureux, mère d'élève.

Si [le gouvernement] l’oblige pour les centres hospitaliers qui travaillent avec le public, je trouve que ce serait aussi important [que ce soit obligatoire pour les enseignants], de conclure Roxanne Molnar, elle aussi mère d’une élève, qui convient toutefois qu’il y a des pour et des contre dans chaque situation.

Avec les informations de Nafi Alibert et de Rémi Authier

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