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Saga Rogers : l’implication du maire Tory fait sourciller

Toronto Mayor John Tory says: 'Our city will be the destination for thousands of people fleeing Afghanistan.'

Le maire de Toronto, John Tory, tenterait de calmer le jeu chez Rogers. (Archives)

Photo :  (Evan Mitsui/CBC)

Radio-Canada

Le maire de Toronto, John Tory, qui est membre de la fiducie qui contrôle l'entreprise, tente de jouer les médiateurs entre Edward Rogers et sa mère Loretta, et cette situation inquiète certains observateurs.

La saga liée au conseil d’administration de l’entreprise de télécommunications s’envenime un peu plus chaque jour depuis qu'Edward Rogers, fils du fondateur de l’entreprise Ted Rogers, a été limogé de son poste de président du conseil d’administration, le 21 octobre.

Depuis, celui-ci a tenté de créer un conseil d’administration parallèle.

M. Tory, qui a d'abord été président de la division Rogers Media, puis a été président de Rogers Cable, a confirmé mercredi lors d’un point de presse qu’il tente de calmer le jeu.

[La famille Rogers] a joué un rôle si important dans ma vie. [...] [J’ai promis] que j'essaierais d'aider avec certaines des difficultés, a-t-il expliqué.

Or, M. Tory se place en position où il y aurait apparence de conflit d'intérêt, selon un expert.

De plus, un second expert affirme comprendre pour quelle raison M. Tory s’implique dans le dossier : la situation s’envenime.

Apparence de conflit d'intérêt

Selon Duff Conacher, cofondateur de l'organisme Democracy Watch, le simple fait de déclarer ses conflits d’intérêt ne suffit pas.

La règle dit qu'il doit déclarer les conflits d'intérêt et [M. Tory] fait ça. C'est bien mais il y a aussi des principes. [Et en principe], on ne peut pas maintenir une apparence de conflit d'intéret, on doit maintenir la confiance du public.

Le maire de Toronto a démissionné du conseil d'administration de Rogers Communications lorsqu’il a été élu maire, en 2014.

M. Tory était d’ailleurs au nombre des porteurs du cercueil du père d’Edward Rogers, Ted.

La situation s’envenime

Pour David Soberman, professeur de marketing à l'Université de Toronto, il est dans l’intérêt de tous de trouver un compromis dans cette affaire.

Les actions ont perdu pas mal de leur valeur, plus de 5 % depuis que cette histoire a démarré, explique-t-il. Le prix d’une action de Rogers Communications se vendait 56,31 $ en clôture mardi avant de reprendre du mieux mercredi pour clôturer à 58,20 $.

De plus, M. Soberman rappelle que Rogers a de grands dossiers à gérer comme l'acquisition de Shaw. L’action de Shaw a elle aussi repris du poil de la bête mercredi. Son prix est passé de 34,77 $ mardi à 35,43 $ mercredi.

Avec les informations de Camille Gris-Roy

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