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Une diminution de mises en chantier de logements à Val-d’Or

Des triplex en construction sur la 4e Avenue à Amos.

Des triplex en construction (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

En Abitibi-Témiscamingue, l'augmentation des mises en chantier est moins importante cette année comparativement à pareille date en 2020, et ce, malgré la pénurie de logements.

Selon le bilan de mi-année de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ), l'Abitibi-Témiscamingue arrive deuxième pour ce qui est des régions avec la plus faible augmentation de mises en chantier jusqu’à présent en 2021.

Variation du nombre de mises en chantier de logements par région administrative

Région administrative

Variation

Lanaudière

210 %

Côte-Nord

171 %

Chaudière-Appalaches

88 %

Bas-Saint-Laurent

75 %

Centre-du-Québec

73 %

Montréal

63 %

Laurentides

61 %

Mauricie

53 %

Capitale-Nationale

53 %

Saguenay-Lac-Saint-Jean

51 %

Montérégie

28 %

Outaouais

24 %

Estrie

24 %

Abitibi-Témiscamingue

23 %

Laval

6 %

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Diminution de 26 %

Par ailleurs, à Val-d'Or, l'activité de mise en chantier a reculé en moyenne de 33 % par rapport à l'an dernier. Pour les logements, la diminution est d’autant plus marquée, se chiffrant à 44 %.

Le directeur du service économique à l'APCHQ, Paul Cardinal, souligne que pourtant, en 2020, le taux d'inoccupation se trouvait à 0,9 %.

C’est très bas, on considère, sur le marché locatif. Un marché équilibré, c’est à peu près un taux d’inoccupation de 3 %. Donc on peut dire qu’il manque de logements du côté de Val-d’Or. Potentiellement, il y a encore des besoins de construire de nouveaux logements locatifs. Il pourrait très bien y avoir des chantiers qui voient le jour dans les prochains mois parce qu’il en manque, explique M. Cardinal.

Par ailleurs, en date du 31 décembre 2020, 324 ménages en Abitibi-Témiscamingue étaient en attente d’un HLM public ou d’un supplément au loyer régulier.

Cependant, Paul Cardinal constate une bonne croissance des mises en chantier à Amos depuis janvier. La maison unifamiliale est en feu, disons ça comme ça. On avait 15 mises en chantier en 2020 pour la même période et on en a 38 cette année. Donc c'est une augmentation de 153 %, souligne-t-il.

Du côté de Rouyn-Noranda, la variation du nombre de mises en chantier est demeurée plutôt stable, avec seulement six de plus que l’an passé

Le coût des matériaux a également fait grimper le prix des logements neufs, mais Pierre Cardinal prévoit que le rythme de croissance va s’atténuer dans les prochains mois.

Ceux qui ont eu leur maison construite en début d’année n’ont pas nécessairement encore payé le gros prix pour leurs matériaux. Ceux qui ont signé leur contrat d’achat au printemps pour se la faire construire cet été ou cet automne, eux autres, probablement qu’ils ont plus écopé de la hausse du coût des matériaux, parce que le prix du bois d'œuvre était vraiment à son sommet à ce moment-là, explique-t-il.

La SCHL ne recueille pas les données des autres villes en Abitibi-Témiscamingue.

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