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30 ans pour l’organisme La Bouffée d’Air du KRTB à Rivière-du-Loup

Un jeune adulte recroquevillé sur lui-même, seul devant un grand mur grisâtre.

La Bouffée d'Air du KRTB accueille et héberge des personnes en situation de détresse. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Bouffée d'Air du KRTB à Rivière-du-Loup célèbre ses 30 ans. L'organisme accueille et héberge des personnes en situation de détresse.

Il reçoit plus de 300 personnes par année ainsi que plus de 3000 appels téléphoniques. L'organisme peut héberger jusqu'à sept personnes actuellement en raison de la COVID-19.

Une douzaine de professionnels se relaient jour et nuit pour apporter l'aide nécessaire aux personnes qui en ont besoin, qu'elles soient sur place ou par téléphone.

La directrice de l'organisme, Hélène Chabot, explique que le fait que des intervenants soient disponibles en tout temps à la Bouffée d'Air du KRTB, le jour comme la nuit, est rassurant pour les gens qui vont y chercher de l'aide.

« Il y a des gens qui arrivent dans des états très aigus d'anxiété ou d'idées noires. Juste le fait qu'il y ait une présence, on sent très souvent que rapidement, [ils] décantent et [ils] relaxent. »

— Une citation de  Hélène Chabot, directrice de la Bouffée d'Air du KRTB

Rachel Perreault a fait appel à la Bouffée d'Air du KRTB à deux reprises au cours des 10 dernières années.

La première fois a été à la suite d'une séparation, puis la seconde fut après le suicide d'un proche. Elle y a passé près de trois semaines.

« On ne peut pas nécessairement se tourner vers n'importe qui, dans ces moments-là. »

— Une citation de  Rachel Perreault

J'y allais le soir, je dormais là et j'allais chercher ma sécurité. Le lendemain j'avais une rencontre, je quittais [l'organisme] et j'allais faire mes choses à la maison, mes petites affaires et mes commissions, décrit-elle.

Rachel Perreault fait maintenant partie du conseil d'administration de l'organisme. J'avais le goût de donner ce temps-là. J'étais reconnaissante de ce que j'avais reçu et j'avais envie de le redonner, reconnaît-elle.

La rareté de main-d'œuvre menace les services de l'organisme

L'organisme doit toutefois faire face à la rareté de main-d'œuvre.

On va devoir, à un moment donné, dire : "On ferme un mois, on ferme un mois et demi". On ne peut pas continuer 365 jours par an comme ça. Alors là, ça va avoir des impacts majeurs, estime la directrice de la Bouffée d'Air.

L'organisme souhaite trouver un ou deux intervenants supplémentaires dans les prochains jours, faute de quoi il pourrait ne plus être en mesure d'offrir ses services la fin de semaine.

D'après les informations de Fabienne Tercarefs

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