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Réformes économiques aux États-Unis : des mises à pied temporaires chez Marmen

Un employé de Marmen soude des pièces d'éolienne.

Un employé de Marmen soude des pièces d'éolienne.

Photo : Fournie par Marmen

Radio-Canada

Les plans de relance économique du président américain Joe Biden, qui tardent à être approuvés par le Congrès, ont des impacts jusqu’à Trois-Rivières. L’entreprise Marmen se voit contrainte de mettre à pied 75 employés de façon temporaire. Les employés concernés travaillent à la division éolienne.

Un autre groupe de 60 travailleurs seront réaffectés à d’autres tâches pour une durée de six à huit semaines.

En entrevue à l’émission En direct, le vice-président Exploitation chez Marmen, Vincent Trudel, a expliqué que des subventions existantes pour l’acquisition d’éoliennes seraient bonifiées lorsque le plan du président américain sera adopté.

Mais en attendant, plusieurs choisissent d’attendre, a relaté M. Trudel. Ça fait en sorte qu’il y a un délai d’attente qui se fait dans l’octroi des contrats. Couplez à ça le fait qu’il y a des tensions présentement au niveau de la chaîne d’approvisionnement mondiale, les problèmes de livraison par bateau outre-mer, c’est des problèmes qu’on vit au quotidien chez Marmen.

« On se retrouve avec un trou dans la production, temporaire, qui va affecter malheureusement 75 de nos employés. »

— Une citation de  Vincent Trudel, vice-président Exploitation chez Marmen

La majorité des tours d’éoliennes fabriquées à Trois-Rivières sont expédiées aux États-Unis, a-t-il rappelé.

Les premières vagues de départs se feront à partir de la mi-novembre et jusqu’à la mi-décembre. Ils seront tous rappelés au travail entre le début du mois de janvier et le début du mois de février.

Des primes pour tous

L’entreprise Marmen versera toutefois une prime à l’ensemble des employés mis à pied temporairement qui décideront de revenir. Une prime de rétention en quelque sorte pour éviter de perdre cette expertise en contexte de pénurie de main-d’œuvre, a indiqué Vincent Trudel.

Faire du chômage ce n’est jamais le fun pour personne. C’est sûr que c’est moins payant que travailler, c’est tout à fait normal. Mais il reste que les comptes, il faut les payer quand même. Donc la prime, c’est plus pour compenser justement une partie de la perte de salaire que ces gens-là auront subi, a-t-il poursuivi.

Marmen est d’ailleurs à la recherche d’employés pour sa division générale qui se porte bien, notamment des machinistes et des ingénieurs. L’entreprise lancera prochainement une nouvelle cohorte au niveau de l’usinage pour former d’autres machinistes.

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