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L’Université de Toronto veut surpasser la carboneutralité d’ici 2050

Un bâtiment de l'Université de Toronto.

L'Université de Toronto désengagera sa dotation en investissements directs dans les entreprises de combustibles fossiles au cours des 12 prochains mois.

Photo : CBC/Katherine Holland

CBC News

L'Université de Toronto désengagera sa dotation en investissements directs dans les entreprises de combustibles fossiles au cours des 12 prochains mois dans le cadre d'un engagement plus large à surpasser la carboneutralité d'ici 2050, a déclaré le président de l'établissement.

Meric Gertler a annoncé mercredi une série de mesures de développement durable dans une lettre aux membres de la communauté universitaire, concernant le fonds de dotation de 4 milliards de dollars de l'Université.

Après les investissements directs, le plan de l’institution visera ensuite à se départir des investissements indirects, généralement détenus par le biais de placements collectifs, au plus tard en 2030.

Cela fait partie d'un engagement plus large visant à atteindre la neutralité en émissions carbone associées à la dotation de l'Université de Toronto d'ici 2050 au plus tard, selon le président Gertler.

L'institution prévoit également d'être climatiquement positive d'ici 2050 sur son campus St George, ce qui signifie que ses réductions seront plus importantes que ses émissions à ce moment.

Le plus grand système de géothermie urbaine au Canada

L'Université affirme que cela sera accompli par la transformation de l'infrastructure énergétique et celle des services publics, l'adoption d'une conception et d'une rénovation de pointe des bâtiments et une augmentation de la production d'énergie renouvelable.

Le président de l'Université en gros plan.

Meric Gertler, président de l'Université de Toronto, a annoncé mercredi une série de mesures de développement durable dans une lettre aux membres de la communauté universitaire.

Photo : CBC

L'Université de Toronto construit ce qu'elle décrit comme étant le plus grand système d'échange géothermique urbain au Canada, un projet qui utilisera des centaines de trous pour stocker la chaleur qui sera générée par des systèmes mécaniques durant l'été afin d'être utilisée en hiver. Une fois terminé, le terrain en question contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l'Université de Toronto d'environ 15 000 tonnes par an.

De plus, la Société de gestion d’actifs de l’Université de Toronto (UTAM), le gestionnaire d'investissement de l'établissement, a annoncé qu'elle allouerait 10 % de son portefeuille de dotation (400 millions de dollars) à des investissements durables et à faibles émissions en carbone d'ici 2025.

Meric Gertler explique que ces décisions ont été prises dans l'espoir d'encourager les acteurs gouvernementaux au pays et à l'étranger à accroître leurs efforts dans la lutte pour le climat.

La gravité croissante de la crise climatique exige désormais des actions audacieuses qui ont un impact à la fois substantiel et symbolique, continue le président de l’université.

Lorsqu'une grande institution comme l'Université de Toronto décide de prendre de telles mesures, nous sommes convaincus que cela accélérera à la fois la transition vers une économie à faible émission de carbone et incitera d'autres investisseurs à faire de même.

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