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L’économie albertaine retrouvera sa force à la mi-2022, selon ATB Financial

Vue du centre-ville de Calgary depuis l'autre bord de la rivière Bow.

Pour relancer son économie après la pandémie, Calgary veut garder le cap de la diversification et de l'attraction d'entreprises technologiques.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

L’Alberta enregistrera un taux de croissance de 6,3 % cette année, selon la branche analyse de la banque ATB. Ce taux, qu’elle n’a pas connu depuis 2012, ne sera pas toutefois suffisant pour effacer les effets de la pandémie.

Même si la reprise sera bonne, elle ne nous permettra pas de sortir du trou, estime l’économiste en chef d’ATB Financial, Todd Hirsch. Quand on y pense, nous cumulons près de deux ans et demi de croissance perdue. Cela permet de comprendre pourquoi tant d’Albertains se sentent encore en récession.

L’économie s’est contractée de plus de 8 % en 2020. Il faudra donc une nouvelle croissance de 4,3 % en 2022 pour revenir au volume de production de l’économie de l’avant-pandémie, prédit l’économiste.

La reprise sera encore plus lente pour la création d’emplois, selon M. Hirsch. Nous constatons qu'il y a des pénuries d’emploi dans certains secteurs tout en enregistrant un taux de chômage d’environ 8 %. C’est le double du taux habituel en Alberta, c'est très élevé. [...] Il y a un décalage entre les compétences demandées et celles des demandeurs d’emploi.

Place à la diversification

Selon le président par intérim de l’Agence de développement économique de Calgary, Brad Parry, la Municipalité doit poursuivre sa stratégie de diversification, au-delà du secteur du pétrole et du gaz, pour s’assurer qu'il y aura une relance vigoureuse.

Nous devons laisser la place à d’autres industries pour grossir. Les industries de l’agroalimentaire, des finances, des sciences de la vie et de l’aérospatiale font des progrès extraordinaires, souligne M. Parry.

Il ne croit pas que les prix élevés du pétrole et du gaz naturel freineront les objectifs de diversification. Au contraire, il espère que les pétrolières utiliseront cet argent pour investir dans de nouvelles technologies de diminution de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Ces exemples de réussite ne sont pas assez promus, mais ils seront essentiels pour que les jeunes restent en Alberta, selon le président par intérim de l’Agence de développement économique de Calgary.

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