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CPE : trois journées de grève pour les syndiqués de la CSN la semaine prochaine

Un enfant dans une garderie.

Quelque 11 000 travailleuses seront en grève (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

De nombreuses familles devront composer avec un autre débrayage dans les Centres de la petite enfance (CPE) au début du mois prochain. Syndicats et gouvernement peinent toujours à trouver une entente pour dissiper la menace de la grève.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) annonce que 11 000 travailleuses et travailleurs de CPE seront en grève les 2, 3 et 4 novembre prochains.

Cette annonce a lieu au lendemain d’une autre journée de négociation infructueuse, précise la FSSS-CSN.

« Nous avons le devoir de continuer à mettre de la pression sur le gouvernement. […] Accepter ce que le gouvernement nous offre et signer une entente à rabais sont les pires choses que nous pourrions faire en ce moment. »

— Une citation de  Lucie Longchamps, vice-présidente à la FSSS-CSN

Stéphanie Vachon, responsable du secteur des CPE à la FSSS-CSN, reproche au gouvernement son approche qui consiste à tenter de faire le moins de concessions possible, alors qu’il ne cesse de promettre de plus en plus de places dans les services de garde.

La CSN précise que le débrayage annoncé découle d'un mandat de grève de 10 jours adopté à 97 % par ses membres qui ont voté au début de l'automne.

Une éducatrice avec des enfants.

Les négociations entre Québec et les éducatrices sont toujours dans l'impasse (archives).

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Optimisme prudent du côté de la FIPEQ

La Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la CSQ, croit qu’un règlement est possible dès jeudi. Elle se base sur une contre-proposition faite au gouvernement dimanche dernier.

La FIPEQ attend une réponse officielle de Québec, mais elle n’exclut pas de recourir à d'autres journées de grève s’il n’y a pas de progrès significatifs à la table de négociations.

Sa présidente Valérie Grenon pense que la balle est dans le camp de Québec.

« Il faut juste que le gouvernement veuille régler. Nous, on veut régler; on a fait une contre-offre. On a mis beaucoup d'eau dans notre vin. »

— Une citation de  Valérie Grenon, présidente de la FIPEQ

Selon la dernière contre-proposition, une éducatrice qualifiée et une éducatrice spécialisée – toutes deux détenant un diplôme d'études collégiales – toucheraient 22,85 $ au premier échelon, jusqu'à 30,29 $ au dernier échelon.

Le 22 octobre, la présidente du Conseil du Trésor Sonia LeBel avait bonifié son offre évoquant des augmentations salariales qui peuvent atteindre plus de 20 % pour les éducatrices et plus de 9 % pour les autres travailleuses dans les CPE qui ne sont pas éducatrices.

La FIPEQ-CSQ détient un mandat de six jours de grève. Elle en a utilisé un, sous forme de grève tournante touchant quelques régions à la fois.

Avec les informations de La Presse canadienne

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