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Tramway : entre 17 et 21 % des arbres abattus sur René-Lévesque à Québec

Une esquisse du projet de tramway.

Une représentation du tramway sur le boulevard René-Lévesque. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le passage du tramway sur René-Lévesque forcera la Ville de Québec à abattre entre 17 % et 21 % des arbres, selon le scénario qui sera retenu pour la circulation dans la portion entre l'avenue Turnbull et des Érables.

Le scénario de voies partagées, où les automobiles pourraient circuler à basse vitesse en côtoyant les piétons et les cyclistes, est celui qui permettrait de conserver un maximum d'arbres. Il faudrait en couper davantage si on retient le scénario d'une voie de circulation traditionnelle à sens unique, et encore plus si deux voies de circulation sont conservées.

En tout, ce sont donc entre 235 et 282 arbres, sur un total de 1319, qu'il faudra abattre pour faire circuler le tramway sur le boulevard René-Lévesque entre l'avenue Turnbull et l'avenue Myrand.

Si l'on considère uniquement le tronçon entre l'avenue Turnbull et l'avenue des Érables, ce sont de 14 % à 39 % des arbres qui sont appelés à disparaître selon la place qui sera laissée à la circulation automobile.

Garder deux voies de circulation forcerait aussi la Ville à faire l'acquisition de davantage de bandes de terrain dans le secteur, mais les impacts sur la circulation seraient nécessairement moins importants.

Dans l'éventualité où cette portion de René-Lévesque serait transformée en sens unique ou en voie partagée, les modélisations du bureau de projet démontrent que la majorité de la circulation serait redirigée vers la Grande-Allée plutôt que le chemin Sainte-Foy.

Question d'équilibre

Le directeur du bureau de projet, Daniel Genest, explique qu'il reviendra à la nouvelle administration municipale de décider de la meilleure option pour insérer le tramway sur René-Lévesque.

Chaque scénario a des avantages et des inconvénients. Plus les nouveaux élus voudront conserver les arbres, plus l'impact sur la circulation sera important, et vice versa. C'est toute une question de trouver un équilibre et c'est pour ça qu'on a gardé les trois variantes sur la table et on souhaite engager la nouvelle administration municipale post 7 novembre, commente le directeur.

Daniel Genest, directeur du bureau de projet du réseau structurant de transport en commun de Québec

Daniel Genest, directeur du bureau de projet du réseau structurant de transport en commun de Québec

Photo : Radio-Canada

« La variante trois, à nos yeux, de maintenir une voie de circulation dans chaque direction, effectivement, crée des impacts importants : acquisition, patrimoine bâti, forêt urbaine. À l'opposé, la variante un [rue partagée] est celle qui crée le moins d'impact de ce type-là, mais qui crée le plus d'impact sur la circulation. »

— Une citation de  Daniel Genest, directeur du bureau de projet

Daniel Genest précise que sur l'ensemble du boulevard René-Levesque, les coupes d'arbres seront nécessairement plus importantes là où l'emprise du tramway est plus large, principalement aux endroits où seront aménagées les stations. Pour chaque arbre coupé sur coupé sur le boulevard, la Ville a l'intention d'en replanter trois.

L’information a été divulguée par le directeur du bureau de projet mercredi était tirée des réponses envoyées par la Ville au ministère de l’Environnement la semaine dernière dans le cadre de l’étude environnementale. Le sujet s'est invité dans la campagne à la mairie de Québec et le ministère a autorisé la Ville à publier l'ensemble des données.

Position des candidats

Chez Québec 21, Jean-François Gosselin a rapidement affirmé qu'il ne choisirait aucun des scénarios présentés par la ville, sans surprise parce qu'il est le seul à vouloir remplacer le tramway par un métro léger. Pour nous ça va être le scénario quatre, pas de tramway, on passe en dessous de tout ça.

Jean Rousseau, bien qu'il affirme avoir un préjugé favorable pour la réduction de la circulation au centre-ville, demande à avoir davantage d'informations sur le déplacement des véhicules vers la Grande-Allée avant de prendre position.

Bruno Marchand penche quant à lui en faveur de la voie partagée, le scénario qui permettrait de préserver un maximum d'arbres. Il craint néanmoins lui aussi les impacts sur la circulation et promet de consulter avant de trancher. Si on est pour dévier le problème sur Père-Marquette, on n'est pas plus avancé, s'interroge le chef de Québec forte et fière.

Jackie Smith choisirait quant à elle sans hésiter pour l'option qui permet de conserver un maximum d'arbres. La présentation d’aujourd’hui est claire : si on veut conserver la place de l’auto, on paie le prix en termes d’arbres et de patrimoine bâti.

La chef de Transition Québec aimerait aussi que le bureau de projet calcule combien d'arbres pourraient être sauvés de l'abattage si la circulation est réduite sur l'ensemble du boulevard René-Levesque pour faire place au tramway.

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