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L’UdeS inaugure un complexe de recherche pour améliorer la qualité de l’eau

Bassin versant expérimental de l'Université de Sherbrooke.

Des études sur le transport des contaminants dans l'eau seront menées dans un bassin versant expérimental unique.

Photo : André Vuillemin

Radio-Canada

L'Université de Sherbrooke a inauguré un complexe de recherche unique en Amérique du Nord. Des études de calibre international devant permettre d'améliorer la gestion et la qualité de l'eau seront réalisées grâce à un bassin versant et une rivière expérimentale.

Grâce au Complexe de recherche multiéchelle en hydrologie, hydraulique et environnement, les chercheurs espèrent trouver des solutions applicables dans les rivières et les bassins versants du sud du Québec.

L'avantage de ce projet de 2,8 millions de dollars est de combiner la réalité du terrain, tout en contrôlant l'environnement comme dans un laboratoire. Les retombées concrètes de ces études ont motivé plusieurs partenaires à financer le projet, dont le gouvernement du Québec, des donateurs privés et différentes municipalités de l'Estrie.

Prédire le transport des contaminants

Des chercheurs ont reproduit un bassin versant unique pour, notamment, étudier le transport des contaminants. Le bassin étant alimenté par l'eau de pluie, les chercheurs pourront observer des données hydrologiques fiables et représentatives des bassins versants. Ainsi, ils souhaitent mieux prédire la trajectoire des contaminants.

Un enjeu important, sachant que le Québec a connu près de 53 000 déversements d’eaux usées sur son territoire en 2020.

Une rivière expérimentale

Une rivière expérimentale hyper réaliste, de 50 mètres de longueur par trois mètres de largeur, a aussi été construite. Cette dernière sera quant à elle utiliser pour mener des recherches sur l'érosion, la restauration des cours d'eau et les passages de poissons. En somme, des stratégies d’atténuation des effets des changements climatiques sur les rivières pourront être développées au terme de ces études.

Prévenir l'érosion

Le professeur du Département de génie civil et du bâtiment, Jay Lacey, fait parti des chercheurs qui ont pensé ces infrastructures, dès 2014. Pour lui, ce laboratoire est très excitant, puisqu'il s'intéresse à l'érosion des berges en lien avec le transport des sédiments.

Ici, dans la rivière, on va être capable de regarder le transport des sédiments en continu, affirme le professeur Jay Lacey. Les équations qu'on utilise pour prédire le transport sont toujours assez floues. Alors avec ces études, on va essayer de voir comment on peut prédire plus les érosions des berges. On voit que c'est très important, les berges qui s'effondrent près des routes. C'est très important de prédire ces effets avant qu'ils n'arrivent.

En effet, en contrôlant certains paramètres, par exemple, en haussant le débit de la rivière, on peut causer l'érosion et on peut avoir plein d'instruments juste à côté pour mesurer les causes de cette érosion. Moi je vais travailler ici pour le reste de ma carrière à l'Université, ajoute-t-il, enthousiaste.

Plusieurs études ont déjà commencé dans ce laboratoire à ciel ouvert. À terme, de meilleures prévisions des inondations, des érosions et des contaminations de l'eau, pourraient permettre de réduire les coûts associés à ces phénomènes.

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