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COVID-19 : cinq témoignages de personnes non vaccinées

Des personnes qui ont fait le choix, pour de multiples raisons, de ne pas se faire vacciner contre la COVID-19.

Jason Cummings.

Jason Cummings est fonctionnaire en Colombie-Britannique depuis 15 ans.

Photo : Jason Cummings

Alors que les restrictions pour les personnes non vaccinées sont de plus en plus nombreuses et que plusieurs dates butoirs pour la vaccination obligatoire d’employés ou de voyageurs arrivent à grands pas, des Britanno-Colombiens qui ont choisi de ne pas être vaccinés parlent de leur situation et de l’impact de ce choix sur leur vie.

1. Jason Cummings

Jason Cummings est fonctionnaire pour le gouvernement britanno-colombien depuis 15 ans. Il habite sur l'île de Vancouver et travaille pour le ministère des Services aux familles et aux enfants.

Il explique qu'il a des problèmes de santé et qu’il craint les effets secondaires du vaccin. Je ne dors pas beaucoup ces temps-ci, je traverse des périodes de stress , confie-t-il.

« Je déteste être obligé de choisir entre mon emploi et le vaccin. Je suis nerveux à l’idée de perdre mon emploi et de possiblement devenir sans-abri. Au moins, je suis célibataire, je n’ai pas de famille à soutenir. »

— Une citation de  Jason Cummings, fonctionnaire

Il y a une ségrégation qui s’en vient dans la société, affirme-t-il.

2. Andrew MacPherson

Un gros plan sur une porte d’ambulance.

Andrew MacPherson est ambulancier paramédical en Colombie-Britannique depuis plus de 10 ans.

Photo : CBC/Gian-Paolo Mendoza

Andrew MacPherson, ambulancier paramédical en Colombie-Britannique, a été suspendu sans salaire au début de la semaine et s’attend à être congédié à la mi-novembre.

Même s’il adore son emploi, il a refusé de dévoiler son statut vaccinal à son employeur. C’est une information privée, déclare-t-il.

Il trouve ironique que, au début de la pandémie, ce soit lui qui se sentait souvent à risque.

« Au début de la pandémie, j’étais terrifié, je n’avais pas assez de masques, pas assez d’équipement de protection individuelle et cela mettait ma famille et moi à risque, mais j’aidais tout de même les patients. »

— Une citation de  Andrew MacPherson, ambulancier paramédical

3. Clinton Carey

Un homme porte un casque et est debout à côté de sa motocyclette au bord d'une route lors d'une journée ensoleillée.

Clinton Carey est un agent correctionnel dans l'intérieur de la Colombie-Britannique.

Photo : Clinton Carey

Clinton Carey, agent des services correctionnels dans l’intérieur de la Colombie-Britannique, s’attend à perdre son emploi le 22 novembre prochain.

Il aurait aimé qu’il y ait des solutions de rechange au vaccin, des tests réguliers, par exemple.

« Je ne suis pas antivaccin, je suis seulement contre celui de la COVID-19. J’ai reçu tous les vaccins prévus et même un vaccin supplémentaire qui était optionnel pour aller au Brésil. »

— Une citation de  Clinton Carey

Ce que je n’aime pas, c’est d’être forcé et contraint d'être vacciné , précise-t-il.

4. Basia Bi

Une femme porte un uniforme médical et sourit devant une fenêtre qui laisse entrer la lumière du soleil.

Basia Bi travaille dans le domaine de la santé en Colombie-Britannique et a choisi de ne pas se faire vacciner contre la COVID-19.

Photo : Basia Bi

Basia Bi travaille dans le secteur de la santé et est enceinte de six mois. En raison de sa grossesse et de ses craintes, elle a décidé de ne pas se faire vacciner, ce qui veut dire qu’elle perd son emploi.

Les obligations vaccinales ont causé beaucoup de stress dans sa famille, puisque son conjoint faisait également face à cette situation.

« Mon mari devait également se faire vacciner, ou il allait perdre son emploi. Comme son opposition au vaccin était moins forte que la mienne, il a finalement décidé de se faire vacciner pour conserver son emploi, même si c'est à contrecoeur. »

— Une citation de  Basia Bi, employée de la santé

5. Citoyenne française

Un avion d'Air Canada en vol.

Il faudra être vacciné contre la COVID-19 après le 30 novembre pour prendre un avion au Canada.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

L’obligation vaccinale non seulement pour les emplois, mais aussi pour prendre un avion au Canada après le 30 novembre, inquiète des ressortissants étrangers.

Une citoyenne française, qui habite au Canada et préfère rester anonyme, explique qu’elle ne veut pas se faire vacciner contre la COVID-19 parce qu’elle a beaucoup de problèmes de santé et craint les effets du vaccin.

Je n’ai pas vu ma famille depuis longtemps en raison de la pandémie et je ne sais pas quand je vais la revoir, raconte-t-elle.

« Je subis beaucoup de pression de la part de ma famille en France pour que je reçoive le vaccin. Je crois que je vais finir par céder et me faire vacciner pour aller voir ma famille. »

— Une citation de  Citoyenne française

L’avocat en immigration Richard Kurland confirme que le Canada a le droit d’interdire qu'il y ait des personnes non vaccinées dans ses transports, dont les avions.

La seule solution de rechange pour voyager hors du Canada lorsqu'on n’est pas vacciné, dit-il, c'est de se rendre en voiture aux États-Unis et d'y prendre un vol ou de noliser un avion privé.

Une période de transition d’un mois

Une période de transition jusqu’au 30 novembre permet de voyager sans être vacciné, à condition de présenter un test de dépistage moléculaire de la COVID-19 négatif effectué au cours des 72 heures précédant le voyage. Transports Canada promet de donner de nouvelles directives d’ici cette date en ce qui concerne les restrictions de voyage pour les travailleurs étrangers temporaires non vaccinés ou les étudiants étrangers.

Avec des informations de On the Coast

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