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Guy Lafleur immortalisé à Québec

Devant une statue de bronze de Guy Laleur, une trainée de rondelle défoncent un filet accroché dans les airs.

L'oeuvre de l'artiste Guillaume Tardif est intitulée « Trop fort pour la ligue ».

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

À la veille de voir son numéro 4 retiré dans toute la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Guy Lafleur était de passage à la place Jean-Béliveau mercredi matin pour l’inauguration d’une œuvre d’art à son effigie. L’occasion pour le célèbre hockeyeur de se remémorer certains de ses plus beaux souvenirs de Québec.

Ce n’est pas facile, a laissé tomber au micro le Démon blond, la voix étouffée par l’émotion tandis qu’une petite foule de partisans rassemblés pour l’occasion scandait son nom.

Souffrant d'une récidive du cancer du poumon, Lafleur, 70 ans, réduit le nombre de ses sorties publiques ces dernières années. Il était visiblement touché de l’honneur lui étant rendu mercredi. Ému aussi de constater la vitesse à laquelle sa vie s’est déroulée depuis la belle époque où il soulevait la foule du Colisée dans l’uniforme des Remparts.

Je me souviens qu’à l’époque, je déjeunais avec Jean Béliveau chez lui et il m’avait dit : ­"Tu vas voir, ça passe vite". J’avais dit : "J’ai 19 ans, ça ne passera pas si vite que ça". Mais je dois vous avouer une chose, je ne les ai pas vues passer.

« Une carrière passe tellement vite » - Guy Lafleur

Trop fort pour la ligue

Guy, c’est une des grandes idoles sportives du peuple québécois dans toute son histoire, l'a salué le maire de Québec, Régis Labeaume, au moment d’inaugurer l'œuvre de l’artiste Guillaume Tardif. Baptisée Trop fort pour la ligue, l'oeuvre le représente dans l’uniforme des Remparts décochant un lancer frappé faisant voler un filet en éclats.

Il était effectivement trop fort pour la ligue, et ça nous faisait plaisir, a approuvé le maire de Québec, qui a vu Lafleur faire la pluie et le beau temps sur la glace du Colisée, non loin de la place Jean-Béliveau.

C’est que l’histoire d’amour du hockeyeur originaire de Thurso avec la ville de Québec remonte à loin. Elle a commencé au Tournoi pee-wee de Québec, où le jeune attaquant avait amassé une formidable récolte de 48 buts en trois participations, de 1962 à 1964.

Un lien venait d’être scellé et dès l’âge de 14 ans, Guy Lafleur était de retour sur la glace du Colisée dans les couleurs, d’abord, du Canadian Tire and Repair de Québec, puis des As Jr et des Remparts.

Les Remparts en or

Cet homme est une légende vivante. Avant Guy Lafleur, le hockey à Québec, ça n’allait plus. C’était mort. Le Colisée était trop grand, a rappelé mercredi l’auteur Marc Durand, qui fait paraître cette semaine une biographie sur les années à Québec du célèbre numéro 4.

Membre de la toute première équipe des Remparts, en 1969, à la naissance de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Lafleur allait mener l’équipe à la conquête de la Coupe Memorial l’année suivante.

Une photo en noir et blanc d'une équipe de hockey avec un trophée,

Guy Lafleur, après une conquête de la Coupe Memorial par les Remparts de Québec, en 1971.

Photo : LHJMQ

L’engouement des gens pour venir voir un match de hockey, c’était extraordinaire. On avait de 12 à 15 autobus qui nous suivaient partout à travers la ligue. Les gens couchaient au Colisée pour avoir des billets. les Remparts, pour nous, c’était une fierté, une appartenance, a-t-il raconté.

Réal Cloutier, qui voyait également une œuvre d’art dévoilée à son effigie mercredi matin, n’a pas pu s’empêcher d’en ajouter sur son idole, le Démon blond, à qui il a succédé comme joueur étoile des Remparts. Si les Remparts sont en or, c’est grâce à Guy Lafleur.

Réal Cloutier, l'immortel fleurdelysé

Dans le cas de « Buddy » Cloutier, c'est dans l'uniforme des Nordiques qu'on a choisi de l'immortaliser dans l’allée commémorative de la place Jean-Béliveau. Comme Lafleur, l’attaquant de Saint-Émile avait un talent qui ne s’enseigne pas, savoir marquer des buts, a fait remarquer le maire Labeaume.

Représenté dans l'uniforme des Nordiques, Cloutier regarde vers l'avant, son bâton en main.

L'œuvre d'aluminium rendant hommage à Réal Cloutier a été réalisée par l'artiste de Québec Jean-Robert Drouillard.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

S’il a marqué des buts à la tonne, 628 dans les couleurs des Remparts et des Nordiques, c’est en bonne partie grâce à ses coéquipiers, a tenu à préciser Réal Cloutier. En particulier deux ailiers qui l’entouraient avec les fleurdelysés, Marc Tardif et Christian Bordeleau.

L’artiste derrière l’œuvre d’art en aluminium le représentant, Jean-Robert Drouillard, a grandi en voyant Cloutier soulever la coupe AVCO avec les Nordiques. Il a expliqué avoir voulu faire une oeuvre qui allait séduire les fans des Nordiques et faire plaisir à M. Cloutier.

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