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Des institutions francophones pourraient quitter la région Évangéline

Le bureau de la commission dans l'école Évangéline.

L’école Évangéline héberge la Commission scolaire de langue française depuis les années 1960.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Le Collège de l’Île et la Commission scolaire de langue française pourraient bientôt quitter leurs bureaux situés dans la région Évangéline, dans l’ouest de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le collège envisage un déménagement depuis Wellington vers Summerside, alors que la commission scolaire planifie de quitter l’école Évangéline, située à Abram-Village, vers un nouvel endroit encore à déterminer.

Les institutions expliquent que leur emplacement actuel ne correspond plus à leurs besoins.

Le campus du Collège de l'Île à Wellington existe depuis 1994. L’école Évangéline héberge la CSLF depuis les années 1960.

Donald DesRoches.

Donald DesRoches, président du Collège de l'Île, reconnaît qu’un nouvel emplacement à Summerside représente, pour l’instant, la meilleure option pour son institution.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Un possible déménagement du collège en 2022

Le président du Collège de l’Île, Donald DesRoches, souhaite un déménagement à temps pour la prochaine rentrée scolaire, à l’automne 2022.

Avec ce déménagement, le collège souhaite offrir une meilleure expérience aux étudiants, surtout à ceux provenant de l'extérieur du pays.

La ville de Summerside offrirait plus d’opportunités de travail et de loisirs aux étudiants.

Selon le président de l’institution, l’objectif du collège est aussi d’attirer plus d’étudiants internationaux dans l’ouest de la province, car la plupart d’entre eux choisissent le campus de Charlottetown pour réaliser leurs études, compte tenu des ressources disponibles dans la capitale.

« Pour les étudiants internationaux en particulier, souvent, ils n’ont pas de voiture et ils veulent travailler pendant leurs études. À Wellington, il n’y a pas beaucoup d’hébergement, donc ils sont obligés d’habiter à Summerside et prendre des taxis pour aller dans la région Évangéline. »

— Une citation de  Donald DesRoches, président du Collège de l'Île

Les programmes en santé du collège ont également besoin de plus d’espace pour la tenue des cours, selon Donald DesRoches.

Nos laboratoires en santé ne sont pas suffisamment grands pour le nombre d’étudiants qu’on a présentement. Donc on a besoin de doubler, voire tripler l’espace qu’on a pour les programmes en santé , ajoute le président.

La façade du campus de Wellington du Collège de l'Île.

Le Collège de l’Île, anciennement appelé la Société éducative de l’Île-du-Prince-Édouard, a ouvert son centre de formation aux adultes de Wellington en octobre 1994.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Selon Donald DesRoches, des discussions avec la municipalité de Wellington se poursuivent afin de trouver des solutions qui pourraient éviter le départ de l'institution de la région Évangéline.

Le président du collège reconnaît néanmoins qu’un nouvel emplacement à Summerside représente, pour l’instant, la meilleure option.

Il ajoute que le lien entre le collège et la région Évangéline continuera d'exister, malgré le déménagement. Les étudiants aux programmes de préposé aux soins et d’infirmier auxiliaire doivent se déplacer dans la région afin de réaliser leurs stages à la Coopérative le Chez-Nous, située à Wellington.

Le Collège de l’Île s’attend à accueillir environ 100 nouveaux étudiants en septembre 2022 sur ses deux campus.

La vitalité de la région Évangéline

Le maire de Wellington, Alcide Bernard, craint, pour sa part, l’impact que le déménagement du collège pourrait avoir sur la vitalité de sa municipalité et celle de la région Évangéline qui est vieillissante. Il craint un déclin de la population dans la région.

« Tout ce que je veux, c’est le bien pour le collège. Je crois que le collège a un rôle très important à jouer dans la région et ailleurs. »

— Une citation de  Alcide Bernard, maire de Wellington

Alcide Bernard souhaite que le collège demeure dans la région.

Il suggère que plus de salles soient ajoutées au campus et que davantage de ressources, notamment une meilleure offre de transport en commun et d’hébergement, soient mises à la disposition de la population étudiante, avec l’aide du gouvernement de la province.

Le maire de Wellington souligne que les communautés rurales ont déjà de la difficulté à attirer des investissements privés et publics.

Un possible déménagement du collège découragerait d’autres institutions et entreprises de s’y installer et d’y rester, selon lui.

Alcide Bernard discute avec quelqu'un dans son bureau.

Le maire de Wellington, Alcide Bernard, souhaite que le campus de Wellington demeure dans la région.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

La CSLF cherche une nouvelle maison

Selon Gilles Arsenault, directeur général de la Commission scolaire de langue française, son institution a besoin de plus d’espace afin de mieux accommoder ses employés. Il fait état d’une augmentation du nombre de fonctionnaires dans les dernières années.

La commission compte 24 employés à l’heure actuelle. Pendant plusieurs années, l’institution employait moins d’une dizaine de fonctionnaires, rappelle Gilles Arsenault.

« On grandit et on prend de plus en plus d’espace à l’intérieur de l’école. »

— Une citation de  Gilles Arsenault, directeur général de la Commission scolaire de langue française

Le directeur de la CSLF rappelle que les plans de rénovation de l’école prévoyaient plus d’espace pour la commission, mais l’institution préfère céder sa place aux activités de l’école.

Nos bureaux vont devenir des espaces pour la petite enfance […] et aussi cela pourra aménager les activités de la maternelle à la 12e année et du centre scolaire communautaire qui a aussi besoin d’espace, précise Gilles Arsenault.

Gilles Arsenault pose pour la photo.

Gilles Arsenault, directeur général de la Commission scolaire de langue française de l’île, explique que la direction de l'école Évangéline semble être satisfaite de la décision, car l'établissement scolaire pourrait profiter de plus d'espace pour ses activités.

Photo : Gracieuseté CSLF

La CSLF devra se trouver un nouvel emplacement au cours de la prochaine année afin de suivre le calendrier des travaux de rénovation de l’école Évangéline.

La commission scolaire entend consulter les six communautés acadiennes et francophones de l’île afin de choisir une nouvelle maison.

Avec des informations de Julien Lecacheur

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