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Des Premières Nations déclarent l’état d’urgence en raison de la crise des surdoses

Une chandelle.

Au cours des deux dernières semaines, la communauté a perdu trois personnes en raison des drogues illicites.

Photo : Reuters / Joshua Roberts

Radio-Canada

Des Premières Nations du nord de la Colombie-Britannique déclarent l’état d’urgence en raison de la gravité de la crise des surdoses dans leur communauté.

Onze chefs Carrier et Sekani appellent les gouvernements provincial et fédéral à financer des services d’aide aux toxicomanes et aux personnes souffrant de troubles de santé mentale, selon un communiqué publié par le service aux familles Carrier Sekani (CSFS).

Nous avons besoin d'un engagement financier de la part de gouvernements qui affirment vouloir prioriser les besoins des Autochtones, écrivent les signataires.

L’approvisionnement en drogues toxiques et le tort colonial historique et actuel font en sorte que les personnes autochtones meurent à un rythme plus important que les autres Britanno-Colombiens.

En effet, la surreprésentation des Autochtones s'observe dans les données colligées par le Bureau des coroners depuis le début de la crise des opioïdes, en 2016. La pandémie a exacerbé la situation.

Un centre de traitement

Au cours des deux dernières semaines, la communauté a perdu trois personnes en raison des drogues illicites, déplore la présidente du conseil d’administration du CSFS et chef de la nation Cheslatta Carrier, Corrina Leween. Nous croyons que la seule chose à faire en ce moment est de publier un avis d’état d’urgence afin d’attirer l’attention sur la crise qui se vit ici.

Les ressources serviront directement la communauté, mais, au final, c’est l’ensemble de la province qui pourrait en bénéficier, croit-elle.

Les chefs des Premières Nations demandent, entre autres, la création d’un centre de traitement à Tachick Lake, qui se situe sur le territoire traditionnel de la Première Nation Saik'uz.

La commission des terres agricoles de la Colombie-Britannique a déjà rejeté une proposition du CSFS d’ouvrir un centre de traitement sur des terres agricoles près de Vanderhoof.

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