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Les travailleurs de la santé non vaccinés seront congédiés en C.-B.

Un homme se fait vacciner.

Les employés qui refusent toujours d'être vaccinés après deux semaines de suspension sans salaire seront congédiés.

Photo : getty images/istockphoto / AtlasStudio

Radio-Canada

Les travailleurs de la santé de la Colombie-Britannique qui refusent toujours la vaccination contre la COVID-19 après deux semaines de suspension sans salaire seront congédiés, confirment les autorités de la santé.

Depuis mardi, tous les travailleurs de la santé qui n'ont reçu aucune dose de vaccin contre la COVID-19 doivent être suspendus sans salaire pour une période de deux semaines, selon la règle provinciale. Durant cette période, l’employeur doit discuter des intentions de ces travailleurs en ce qui concerne la vaccination.

Si, au bout de deux semaines, l’employé refuse toujours d’être vacciné, on lui remettra une lettre de congédiement selon les conventions collectives liées à cette action, explique le ministère de la Santé dans un courriel.

L’exigence d’être vacciné est une nécessité absolue dans notre système de santé, mais nous comprenons les conséquences pour les gens et leurs familles et nous les encourageons à se faire vacciner, a dit le ministre de la Santé, Adrian Dix, lors d’un point de presse mardi.

Les employés des centres de soins longue durée non vaccinés ont pour leur part été suspendus dès le 12 octobre. Selon le calendrier fourni par la province, ceux qui refusaient toujours la vaccination au 26 octobre seront mis à pied.

Plus de 4000 travailleurs n'ont reçu aucune dose

Le nombre de travailleurs de la santé qui ne sont pas vaccinés en Colombie-Britannique s’élevait à 4090 à la date butoir pour la vaccination obligatoire, confirment les autorités sanitaires. Par ailleurs, 2626 travailleurs de la santé n'avaient reçu qu'une seule dose à cette date.

En excluant les employés des centres de soins longue durée, la Colombie-Britannique compte environ 126 340 travailleurs dans son système de santé.

Le syndicat des infirmières de la Colombie-Britannique souhaite prendre connaissance de la mesure et analyser ses conséquences pour les patients et ses membres avant de la commenter.

Le syndicat des ambulanciers de la Colombie-Britannique estime de son côté qu'environ 200 de ses membres risquent de perdre leur emploi.

Andrew MacPherson est l'une de ces personnes. Il dit aimer ce métier qu'il fait depuis 13 ans, mais il croit que certaines choses sont plus importantes que son travail et refuse de dévoiler son statut vaccinal à son employeur.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Des conséquences sur les services?

La Colombie-Britannique s'attend à devoir reporter certaines opérations chirurgicales non urgentes dans la région de l'Intérieur, en raison d'un manque de personnel.

Une forte proportion des travailleurs qui ne sont pas pleinement vaccinés se trouve dans cette région, soit 1369 personnes.

Cela représente 7 % des travailleurs de la santé de cette région, alors qu'ailleurs dans la province la moyenne se situe à 3 %.

Il y aura des conséquences dans certains secteurs comme l’imagerie médicale et les laboratoires pour différentes régions de la province, indique Adrian Dix. Nous devrons réduire les heures d’activités ou trouver du personnel supplémentaire.

À Kelowna, le perfusionniste François Perron est soulagé de savoir que ses collègues doivent désormais être doublement vaccinés pour pouvoir continuer à exercer leurs activités.

Un hôpital avec des gens pas vaccinés, c'est comme avoir une caserne de pompiers avec un pyromane. Il y a de l'espoir pour la suite maintenant, a-t-il confié à l’émission Panorama.

Avec des informations de Courtney Dickson 

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