•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une grande cheffe algonquine demande au conseil municipal de rejeter le projet Tewin

Un terrain agricole entouré d'arbres.

Le projet Tewin pourrait être construit dans le sud-est d'Ottawa, et bien que les résidents du secteur rural aient exprimé des inquiétudes au sujet du sol argileux, un ingénieur géotechnicien qui participe au projet ne partage pas leurs inquiétudes.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

La grande cheffe intérimaire d'un conseil tribal de sept communautés de la Nation algonquine Anishinabeg, Savanna McGregor, a écrit aux membres du conseil municipal d'Ottawa, leur demandant de retirer le projet Tewin de la table lorsqu'ils voteront sur un nouveau plan officiel, mercredi.

Selon la grande cheffe, cela pourrait être une erreur très coûteuse sur plusieurs fronts.

Abondant dans le même sens, le conseiller Riley Brockington devrait déposer une motion mercredi pour que le conseil vote à nouveau sur la question de savoir si la proposition des Algonquins de l'Ontario (AOO) et du promoteur immobilier Taggart puissent aller de l'avant.

Il y a huit mois, le conseil s'est attiré une condamnation similaire de la part de certains dirigeants algonquins lorsqu'un comité mixte et le conseil municipal ont autorisé le lotissement de 445 hectares de terrain, à l'intérieur de la limite urbaine, au nom de la réconciliation avec les AOO.

Les AOO sont une organisation qui négocie une revendication territoriale et comprend la Première Nation des Algonquins de Pikwakanagan.

Ce terrain, situé dans le sud-est rural près de l'autoroute 417 et du chemin Anderson, avait reçu des notes médiocres de la part du personnel municipal, car il était situé loin des infrastructures existantes et nécessitait des années d'études supplémentaires.

Les chefs des communautés anichinabées du Québec ont dit qu'ils ne reconnaissent pas la frontière provinciale ni l'organisation AOO elle-même, ajoutant que la descendance de ses membres est contestée.

Ils se sont opposés à la décision politique du conseil municipal en février, affirmant qu'ils ne la considéraient pas du tout comme une réconciliation. Leur position n'a pas changé.

À la veille du vote de mercredi, la grande cheffe intérimaire du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Savanna McGregor, a écrit à tous les membres du conseil municipal pour leur dire qu'ils ne peuvent pas prendre une décision éclairée sans consulter également ses chefs.

Nous voulons qu'il soit très clair que le simple fait qu'un propriétaire foncier dont la société immobilière appartient en partie à une Première Nation algonquine et à un peuple auto-identifié algonquin ne constitue pas un acte de réconciliation avec la Nation algonquine Anishinabeg. C'est une transaction pure et simple, a-t-elle écrit.

CBC a rapporté que la Société immobilière des Algonquins de l'Ontario a acheté près de 1600 hectares du gouvernement de l'Ontario en janvier 2020 pour près de 17 millions $ avec l'aide financière de son partenaire de développement, le groupe Taggart, qui possède le plus de terrains à admettre à l'intérieur des limites urbaines.

Carte du territoire avec parcelles de terrain colorées pour démontrer qui en est le propriétaire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

CBC a analysé la propriété foncière dans la région où les Algonquins de l'Ontario (AOO) proposent une banlieue durable pour Ottawa. Les terrains qui seront intégrés aux limites urbaines de la ville sont dans le contour noir. Le groupe Taggart possède des terres au nom de deux sociétés dans la région, vues en bleu et jaune. La zone à l'intérieur du système du patrimoine naturel ne peut être développée.

Photo : Radio-Canada

La motion que le conseiller Brockington envisage de déposer, appuyée par le conseiller Rawlson King, ne mentionne pas la réconciliation, mais parle seulement des préoccupations et des risques en suspens soulevés par les groupes communautaires, les résidents et certains conseillers au sujet des coûts de transport des infrastructures dans une toute nouvelle banlieue loin des services existants.

Il souligne comment le ministère des Affaires municipales et du Logement, dont le ministre doit donner son approbation finale du plan officiel après son adoption par le conseil, s'est demandé si les terres de Tewin étaient situées dans un endroit rentable qui respectait les politiques d'urbanisme provinciales.

La motion de M. Brockington vise à supprimer entièrement Tewin et à réinsérer 175 hectares de terres à South March, terres pour lesquelles il avait été recommandé à l'origine de les ramener à l'intérieur des limites urbaines.

Avec les informations de Kate Porter

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !