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La Nation crie Driftpile célèbre ses premiers finissants en plus de 20 ans

Une douzaine de personnes étaient présentes pour célébrer la remise des diplômes de Kali Cunningham (à gauche) et Kyra Giroux (à droite).

Une douzaine de personnes étaient présentes pour célébrer la remise de diplôme de Kali Cunningham (à gauche) et Kyra Giroux (à droite).

Photo : Radio-Canada / Jamie Malbeuf

Radio-Canada

Les membres de la Nation crie Driftpile, dans le nord de l’Alberta, a célébré pour la première fois en deux décennies l’obtention de diplômes d'études secondaires dans leur communauté. La Première Nation a remis sur pied, l’année dernière, son programme d'études secondaires.

C’est beaucoup de pression, souligne d’emblée Kyra Giroux, 17 ans. C'est l'une des deux premières finissantes à terminer ses études secondaires à l’École Mihtatakaw Sipiy depuis que la Première Nation a arrêté d’offrir ces cours dans la communauté en raison d’une baisse d'inscriptions, dans les années 1990.

Kyra Giroux pose devant sa photo de finissante.

Kyra Giroux prévoit d'étudier dans une école d'art à Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Jamie Malbeuf

Nous nous sommes dit : il est temps d’enseigner notre culture à nos propres enfants, indique le chef de la Nation crie Driftpile, Dwayne Laboucan. C’est quelque chose que les gens voulaient, et nous aussi.

Les élèves peuvent terminer une formation qui comprend des apprentissages traditionnels, comme le tannage de la peau ou l'enseignement du cri dans l'établissement scolaire, ajoute M. Laboucan.

Le chef de la Nation Crie de Driftpile, Dwayne Laboucan, donne une plume à Kali Cunningham) pendant la cérémonie.

Le chef de la Nation crie Driftpile, Dwayne Laboucan, a donné une plume aux diplômées (ici Kali Cunningham) pendant la cérémonie.

Photo : Radio-Canada / Jamie Malbeuf

Jonathan Giroux, le père de l’adolescente, est enthousiaste. Ma fille commence à en apprendre plus que moi sur nos pratiques culturelles, se réjouit-il. J’en suis très heureux.

Étant lui-même membre d’une des dernières cohortes de finissants du secondaire à l’École Mihtatakaw Sipiy en 1998, Jonathan Giroux espère que ce succès en encouragera d’autres. C’est tellement irréel. De voir que [Kyra] est diplômée ici me réchauffe le cœur.

Déjà, la communauté se tourne vers l’avenir. La cohorte de 2022 devrait être composée de six ou sept élèves, révèle Tedmann Onyango, le directeur de l’éducation de l’établissement secondaire.

Kyra Giroux, quant à elle, tourne son regard vers Edmonton, où elle envisage de poursuivre ses études.

Jonathan Giroux serre sa fille Kyra dans ses bras après qu'elle a reçu son diplôme.

Jonathan Giroux serre sa fille Kyra dans ses bras après qu'elle a reçu son diplôme.

Photo : Radio-Canada / Jamie Malbeuf

Je suis enthousiaste de commencer un nouveau chapitre de ma vie et de voir de nouvelles choses , a dit la nouvelle diplômée.

Une douzaine de personnes étaient présentes pour la cérémonie de remise de diplômes. C’est très important pour nous que cela se produise, affirme la coordonnatrice de l’événement, qui est aussi la tante de Kyra, Lisa Giroux.

Avec les informations de Jamie Malbeuf

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