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Effondrement à la Domtar : « Notre priorité est de ne pas aggraver la situation »

Le directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, Stéphane Simoneau, donne les derniers détails concernant l'effondrement.

« Il faut d'abord éviter de provoquer un autre effondrement », affirme le directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke Stéphane Simoneau.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Radio-Canada

Le risque de causer un nouvel effondrement et d'empirer la situation ralentit les actions des secouristes à l'usine Domtar de Windsor. Ceux-ci n'ont toujours pas réussi à extirper les deux employés, toujours coincés dans un silo à la suite de l'effondrement d'un échafaudage.

Nous ne voulons pas provoquer un autre effondrement sur les victimes qui sont sous les décombres, explique le directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPICS), Stéphane Simoneau. C'est un véritable château de cartes auquel on fait face actuellement.

« Notre priorité est de ne pas aggraver la situation. »

— Une citation de  Stéphane Simoneau, directeur du SPCIS 

Le directeur du SPCIS a souligné que les équipes devaient d'abord sécuriser le silo, contrôler la qualité de l'air, le taux d'oxygène et la température du silo avant d'entreprendre le travail d'excavation pour parvenir aux deux travailleurs. De plus, ils doivent agir de façon à ne pas mettre leur propre vie en danger.

Plusieurs heures pourraient être nécessaires pour parvenir aux travailleurs coincés, estime Stéphane Simoneau.

Ce sont 5 étages de 20 pieds avec des planches et du matériel [...] Nous avons seulement 3 accès de 30 pouces pour accéder et sortir les morceaux. Il faut être acharné et être patient, souligne-t-il. Nous devons enlever les morceaux un par un.

« L'horloge du temps ne roule pas à la même vitesse. Il faut vraiment mesurer chaque intervention [...] Pour l'instant, le silo est la chose qui procure le plus de sécurité aux gens. »

— Une citation de  Stéphane Simoneau, directeur du SPCIS

Le directeur du SPCIS explique que les pompiers ont maintenant une certitude de l’endroit où se trouvent les deux travailleurs. Stéphane Simoneau confirme que des caméras thermiques ont été utilisées pour tenter de détecter si les travailleurs étaient toujours en vie, mais qu'un amoncellement de débris bloque l'accès complet au silo.

Nous avons une trentaine de personnes qui travaillent 24 heures sur 24 sans pause pour [leur] porter secours, explique-t-il, soulignant que même s'il n'a pas d'indication sur l'état de santé, les équipes considèrent qu'ils sont toujours en santé.

L'événement étant toujours l'objet d'une enquête de la Sûreté du Québec et de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, le directeur général de Domtar, Sylvain Bricault, n'a pas voulu confirmer l'entreprise pour laquelle les travailleurs étaient employés.

Plusieurs intervenants en action

L’accident est survenu lorsqu’un échafaudage d’une hauteur d’une vingtaine d’étages s’est effondré dans la nuit de lundi à mardi.

Mercredi matin, à 5 h 30, la Sûreté du Québec (SQ) confirmait que les recherches se poursuivaient.

Les pompiers de l'unité de sauvetage en espaces clos et en milieu élevé du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke sont venus prêter main-forte aux équipes en place. Ils sont mandatés pour démanteler l'échafaudage afin d'atteindre les deux travailleurs coincés.

Un premier travailleur a pu être sauvé et a été conduit à l’hôpital pour soigner ses blessures après l’effondrement.

Les deux employés coincés travaillent pour une firme en sous-traitance, qui participe aux travaux d’entretien chez Domtar.

La partie supérieure de l'usine Domtar, qui s'élève sur plusieurs étages, est encerclée.

L'échafaudage était installé sur toute la hauteur de l'édifice de Domtar, selon Sylvain Bricault.

Photo : Radio-Canada

Les familles des travailleurs coincés avisées

Les familles des deux personnes qui manquent à l’appel ont été avisées de la situation.

De l’aide psychologique leur a été offerte de même qu’aux travailleurs, dont à sept d'entre eux qui ont été traités pour un état de choc.

Les enquêteurs des crimes majeurs de la SQ sont sur place pour faire la lumière sur cet accident de travail. Le poste de commandement s’est rendu sur place, de même que des enquêteurs de la CNESST.

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