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L’Estrie bien représentée à une consultation publique sur le rejet de lixiviat 

Le lac Memphrémagog

Des Estriens ont participé à une consultation publique dans le dossier du site d’enfouissement de Coventry. (archives)

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

De nombreux politiciens et environnementalistes estriens ont participé à une consultation publique mardi soir dans le dossier du site d’enfouissement de Coventry. 

Cette rencontre était organisée par l’Agence des ressources naturelles du Vermont à Newport et en vidéoconférence. Elle avait pour but de permettre au public de poser des questions quant à une version préliminaire d’un permis de traitement qui pourrait éventuellement être octroyé à Casella, l'entreprise propriétaire du dépotoir de Coventry.

Ce document, qui serait en vigueur pendant cinq ans, indique notamment que le lixiviat [jus de poubelle] de l’usine devrait être traité dans la municipalité de Montpellier plutôt qu'à l'usine de Newport. Montpellier n'est pas situé dans le bassin versant du lac Memphrémagog, contrairement à Newport.

Le permis exige également le développement d'un projet pilote de prétraitement du lixiviat afin d’en éliminer les substances polyfluoroalkyliques (SPFA), qui sont toxiques, ainsi que d'autres contaminants.

De nombreux politiciens et organismes environnementaux québécois et américains ont participé à la rencontre. Le député d’Orford, Gilles Bélanger, a notamment parlé en tant que coordonnateur de la Table de concertation des élus du lac Memphrémagog. Il s’est dit heureux d’apprendre que le lixiviat ne serait plus traité à Newport. Il a cependant exprimé certaines réserves.

Le permis préliminaire semble basé sur l’idée que Montpellier va accepter le lixiviat de trois dépotoirs au Vermont. Que va-t-il arriver en cas de refus?, a-t-il demandé en anglais.

Le député a aussi souligné qu’il espérait éventuellement l’implantation d’un moratoire permanent pour interdire le déversement de lixiviat dans le bassin versant du lac Memphrémagog.

C’est l’eau qu’on boit

Le président de l’organisme Memphrémagog conservation, Robert Benoit, a également participé à la réunion.

J’ai terminé la rencontre en invitant les gens de l’office des ressources naturelles du Vermont de venir au Québec nous expliquer quel est ce projet-là. On va leur organiser une belle rencontre polie. [...] Ce serait bien qu’ils viennent ici et qu’on les entende sur ce projet-là dans son ensemble, ajoute-t-il. J’espère qu’ils vont acquiescer à notre demande. 

M. Benoit se dit satisfait de la présence de représentants de plusieurs paliers du gouvernement à la rencontre. Il rappelle que le lac Memphrémagog sert de réserve d’eau potable à des milliers d’Estriens, et que l'enjeu est donc crucial.

« C’est de l’eau qu’on boit. [...] Ce n’est pas juste un lac pour se baigner, ce n’est pas un trou d’eau, c’est un réservoir d’eau potable pour 175 000 personnes. »

— Une citation de  Robert Benoît, président de l’organisme Memphrémagog conservation

Maintenant, [avec le permis], ils nous disent "le lixiviat ne sera pas traité à Newport, il sera traité dans une autre ville”. C’est une avancée, mais c’est toujours sur cinq ans. On verra. Il ne faut pas se décourager, ce sont de longues batailles, conclut-il.

De nombreux résidents du Vermont ont également participé à la consultation, et la majorité s'est opposée au permis préliminaire proposé. Certains d'entre eux l'ont qualifié de précipité.

Le public a jusqu’au 8 novembre pour envoyer ses commentaires quant au projet à l'Agence des ressources naturelles du Vermont.

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