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Des candidats à la mairie de Saguenay se prononcent sur les enjeux environnementaux

Un homme parle à un lutrin alors que les candidats sont assis à une table derrière.

Le débat était dirigé par l'ancien animateur à Radio-Canada Jean-Pierre Girard.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Cinq des six candidats à la mairie de Saguenay ont abordé les enjeux environnementaux dans le cadre de l’initiative citoyenne Vire au vert mardi soir.

Seule Julie Dufour était absente. Elle a dû renoncer à la dernière minute pour des raisons hors de son contrôle.

Les aspirants-maires ont été questionnés sur quatre grands thèmes : la lutte contre les changements climatiques, la réduction des gaz à effet de serre et de la consommation énergétique, la gestion des matières résiduelles et le transport. Tour à tour, ils ont pris la parole pour s’exprimer pendant 3 minutes sur ces différents enjeux.

Alors que le bac brun doit faire son apparition à Saguenay en 2022, Serge Simard a fait sourciller la salle lorsqu’il a mentionné que s’il était élu, il n’y en aura pas de bac brun parce que le statu quo, c’est plus facile pour les citoyens. Il ensuite précisé que, selon lui, toutes les matières devraient être mises dans un même bac qui serait trié par une entreprise gestionnaire. Il estime que cette façon de faire permettrait de réduire les coûts tout en diminuant l’émission de gaz à effet de serre en plus de faciliter la collecte. On va être gagnant sur toute la ligne, croit-il.

Catherine Morissette lui a répondu dans la foulée : Vous savez, quand on composte, notre bac vert est vide. Elle estime qu’il faut continuer d’accélérer le traitement des matières putrescibles.

De son côté, Josée Néron a dit à Serge Simard que le but ultime du bac brun était éventuellement de faire disparaître le bac vert. Elle a aussi affirmé qu’elle avait hâte que Saguenay soit au diapason du reste de la région en ce qui concerne le compostage.

Au-delà du compostage, la mairesse sortante a insisté sur l’importance de faire disparaître le plastique à usage unique. Elle a soutenu que des efforts pour éliminer les bouteilles de plastique étaient en branle dans certains édifices appartenant à la Ville et qu’il fallait poursuivre en ce sens.

Le chef d’Unissons Saguenay, Claude Côté, est d’accord avec cette idée et il va plus loin. Son parti s’engage à abolir le plastique à usage unique dans les commerces de Saguenay comme c’est le cas dans d’autres municipalités. Il a avancé qu’au Canada, il n’y avait que 9 % du plastique qui était recyclé et qu’il fallait donc se presser pour changer les choses.

Jacinthe Vaillancourt croit elle aussi que la Ville de Saguenay peut faire mieux en ce qui a trait aux matières résiduelles. Avoir une ville sans déchets, ça existe. On a la technologie nécessaire pour le faire, a-t-elle soutenu.

Développement économique

Les cinq candidats ont dû se prononcer sur les moyens de favoriser l’économie tout en luttant contre les changements climatiques.

On aurait dû se poser la question il y a 20 ans, a déclaré Claude Côté avant de proposer de revoir le mandat de Promotion Saguenay pour attirer davantage d’entreprises qui permettraient de réduire les gaz à effet de serre. Pour lui, il est impératif de se doter d’un plan clair puisque il en va de notre survie.

Pour tous les candidats, l’innovation est la clé du succès. Serge Simard a soutenu qu’il fallait se doter de règles environnementales claires pour continuer de permettre le développement de grands projets. Jacinthe Vaillancourt croit qu’il faut minimiser les dépenses énergétiques et miser sur la récupération de chaleur. Quant à Catherine Morissette, elle rappelle qu’il faudra trouver le juste équilibre entre le développement économique et la lutte contre les changements climatiques.

Josée Néron a fait valoir qu’il fallait diversifier l’économie et miser sur l’économie circulaire.

Transport

L’avenir de la Société de transport du Saguenay (STS) a été abordée par tous les candidats. La mairesse sortante et chef de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) estime que la STS est un incontournable. Pour elle, une ville comme Saguenay doit absolument offrir un service d’autobus fonctionnel pour répondre aux besoins de ses citoyens.

Catherine Morissette a répondu que, selon elle, la STS n’est pas dans la bonne boîte. Il faut lui trouver son créneau, l’adapter.

Jacinthe Vaillancourt estime qu’il faut faire davantage d’éducation autour du transport en commun pour inciter les gens à l’utiliser. Elle croit que la STS devrait mettre en place des horaires incitatifs pour changer les habitudes.

Pour Claude Côté, il faut qu’on travaille à réduire notre dépendance à l’automobile, mais pour ce faire il ne faut pas miser uniquement sur les autobus. Il croit qu'un cocktail de transport est nécessaire et il suggère d’autres alternatives en plus dont le transport actif, l’autopartage ou encore les taxibus. Essayons de répondre aux besoins des gens et pour y répondre il faut augmenter l’offre. Ça ne passe pas juste par les autobus.

Serge Simard a trouvé l’idée d’autopartage intéressante. Il aimerait aussi voir davantage de vélos électriques libre-service sur le territoire de la ville.

La discussion menée par l'animateur Jean-Pierre Girard a duré un peu plus d’une heure et demie. Près d’une soixantaine de personne y ont assisté.

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