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COVID-19 : Washington pourrait exiger un test négatif aux frontières terrestres

Des automobilistes en file avec l'inscription géante « United States of America » au-dessus des guérites du poste frontalier.

Le poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, au Québec.

Photo : Getty Images / Don Emmert

La Presse canadienne

Les autorités américaines n'excluent pas la possibilité d'exiger des visiteurs étrangers, même entièrement vaccinés, un test récent négatif de COVID-19 pour traverser la frontière terrestre avec le Canada. La décision devrait être annoncée au cours des prochains jours.

Les plus récentes règles pour les voyageurs aériens étrangers, mises à jour lundi par la Maison-Blanche, prévoient que les passagers pleinement vaccinés devront présenter une preuve d'un test négatif effectué dans les trois jours avant l'embarquement. Une personne non vaccinée, qui aurait l'autorisation d'entrer au pays, devrait présenter un test négatif effectué au plus tard la veille.

Ces nouvelles règles sur les voyages internationaux, qui exigent également que les ressortissants étrangers, qui effectuent un voyage non essentiel, soient pleinement vaccinés, devraient entrer en vigueur le 8 novembre.

L'annonce visait aussi à clarifier les directives concernant les tests et la recherche de contacts, particulièrement dans le cas des citoyens américains et des résidents permanents non vaccinés qui cherchent à rentrer chez eux aux États-Unis.

Je pense que ce qu'on a fait, c'est de resserrer les règles et de rendre les déplacements plus sécuritaires tout en permettant à plus de gens d'entrer au pays, a commenté la Dre Cindy Friedman, directrice de la santé des voyageurs aux Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis (CDC).

On sait que les tests préembarquement ont un effet de réduction sur le risque de transmission et que plus le test est rapproché du moment du départ, plus la réduction est forte, a-t-elle précisé.

Plus de détails restent toutefois à être dévoilés en ce qui concerne les frontières terrestres avec le Canada et le Mexique. La docteure Friedman a déclaré que les règles pour les visiteurs aux frontières terrestres seraient clarifiées par les agences des douanes et de la protection des frontières au cours des prochains jours.

Des responsables à la Maison-Blanche affirment que ces règles aux frontières terrestres s'aligneront probablement sur les directives des CDC, qui ont déjà guidé les décisions prises par l'administration américaine pour les voyageurs aériens.

Le membre new-yorkais de la Chambre des représentants Brian Higgins, qui presse la Maison-Blanche de rouvrir la frontière aux voyageurs canadiens depuis des mois, a demandé aux deux agences fédérales d'agir rapidement.

Malgré les interdictions de voyage à la frontière terrestre en vigueur depuis mars 2020, les États-Unis n'ont jamais exigé de preuve de test de dépistage négatif aux voyageurs essentiels.

Ottawa requiert déjà des tests négatifs

Le Canada exige toutefois des voyageurs de fournir un résultat négatif de test de type PCR datant de moins de trois jours pour franchir la frontière vers le nord.

Lundi, la Maison-Blanche a indiqué qu'elle allait accepter à la fois les tests PCR, qui coûtent autour de 200 $ au Canada, et les tests rapides qui se détaillent autour de 40 $.

Les enfants de moins de 18 ans bénéficient d'une exemption de présenter une preuve de vaccination, puisque les plus jeunes n'ont toujours pas accès au vaccin et que les plus vieux n'y ont pas tous accès de manière équitable partout dans le monde.

Cependant, les jeunes de 12 à 17 ans devront présenter un résultat de test négatif avant de procéder à l'embarquement. Ce test doit dater de moins de trois jours si l'adolescent est accompagné d'un adulte adéquatement vacciné ou de la veille si l'adolescent voyage seul ou avec un adulte non vacciné.

Certaines exceptions très pointues sont aussi prévues pour les gens qui participent à des études liées au développement de vaccins, ceux qui ne peuvent être vaccinés pour des raisons médicales et ceux qui obtiennent une autorisation de voyage d'urgence ou pour des raisons humanitaires et finalement pour ceux qui rentrent aux États-Unis à l'échéance d'un visa de séjour dans un pays où l'accès aux vaccins est limité.

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