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Une ancienne présidente de Tourisme Outaouais à la défense de France Bélisle

Manuela Teixeira répond aux questions d'un journaliste.

L’ancienne présidente de Tourisme Outaouais, Manuela Teixeira (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’ancienne présidente de Tourisme Outaouais, Manuela Teixeira, s’est exprimée sur les allégations qui visent la candidate à la mairie de Gatineau, France Bélisle.

Dans une publication sur le réseau social Facebook, celle-ci dit avoir beaucoup hésité à s'exprimer sur la sortie de certaines employées de Tourisme Outaouais au sujet du comportement inadéquat à leur égard de la part de l'ancienne présidente-directrice générale, France Bélisle.

La sortie était empreinte de beaucoup d'émotion et il me semblait important de laisser la poussière retomber quelque peu, écrit celle qui fut présidente du conseil d'administration de Tourisme Outaouais de 2013 à 2017.

En 2015, j'assumais la présidence du conseil d'administration de Tourisme Outaouais. Mme Bélisle a alors été engagée et avait pour mandat de procéder à une restructuration de l'organisation et [une] redéfinition des méthodes de travail. D'ailleurs, ce fut le cas dans d'autres associations touristiques du Québec, raconte-t-elle.

Cette restructuration a été bien perçue par la Ville de Gatineau qui souhaitait depuis longtemps plus de rigueur dans les rendements de comptes, et avec raison, selon Mme Teixeira.

Évidemment, une nouvelle dirigeante qui arrive dans une organisation avec un tel mandat a pu froisser l'équipe sur place. Et il est possible que sa personnalité affirmative ait pu être mal reçue. C'est souvent le cas de femmes en position d'autorité. A-t-elle parfois dépassé les limites de l'acceptable? Peut-être. Rien n'est noir ou blanc dans les relations humaines.

Une personnalité forte, mais humaine

L’ancienne présidente de Tourisme Outaouais indique cependant n’avoir personnellement jamais été témoin de comportements irrespectueux de la part de Mme Bélisle envers les employés ou toute autre personne.

Elle avait une personnalité forte, mais humaine. Et Tourisme Outaouais avait un processus pour recevoir les plaintes s'il y a lieu.

Précisant connaître les personnes à l’origine des allégations visant Mme Bélisle - des gens bien et oui, qui aimaient leur organisation, souligne-t-elle - Mme Teixeira dit regretter de voir de telles déclarations sortir un jour avant un débat, à quelques jours de l'élection, et sur le tribunal public que sont les réseaux sociaux.

Il existe des canaux appropriés pour traiter ce genre de plainte, et de ce que je comprends, le cas fut traité. J'entends depuis hier : ben, c'est ça la politique... Si oui, alors je me désole du peu de décence en politique. Parlons d'idées, parlons de projets communs, parlons d'avenir, conclut-elle son message, souhaitant bonne chance à tous les candidats et à toutes les candidates.

Jointe par ICI Ottawa-Gatineau, Mme Teixeira a indiqué ne pas vouloir faire de commentaires supplémentaires, souhaitant avant tout, avec sa publication, ramener l’attention sur le plus important dans cette campagne : les idées et les projets communs et l’avenir.

Les allégations absentes des débats

La candidate à la mairie de Gatineau, France Bélisle, est la cible d’allégations de harcèlement au travail, lorsqu’elle occupait le poste de présidente-directrice générale de Tourisme Outaouais, de 2015 à 2021.

France Bélisle dans les locaux de l'organisme.

France Bélisle a été la présidente-directrice générale de Tourisme Outaouais de 2015 à 2021 (Archives).

Photo : Radio-Canada

Dimanche soir, d’anciennes collègues de France Bélisle ont dénoncé sur les réseaux sociaux le style de gestion de l’ex-PDG sans la nommer directement.

Mme Bélisle a nié ces allégations, le lendemain, lors d’un point de presse, indiquant qu’aucune plainte à son égard n’a été formulée à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).

Elle a laissé entendre qu’Action Gatineau pourrait être derrière ce qu’elle a nommé être une campagne de salissage, ce que le parti de Maude Marquis-Bissonnette a démenti plus tard dans la journée.

Cette controverse n’a toutefois pas été abordée lors des débats entre les différents candidats à la mairie de Gatineau qui se sont tenu lundi soir, à l’initiative du Regroupement des gens d'affaires de la Basse-Lièvre, et mardi, à l’initiative du 104.7.

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