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La situation des sans-abri de Sudbury de plus en plus critique à l’approche de l’hiver

Des tentes entre les arbres du parc.

Plus de 200 sans abri se réchauffent comme ils le peuvent à l'approche de l'hiver dans leurs tentes au parc Mémorial.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Radio-Canada

La population sans-abris de Sudbury se sert les coudes à l'approche de l'hiver. 206 personnes vivent dans un campement de fortune au Parc Mémorial au centre-ville, selon un décompte de L’Association des Jeunes de la Rue.

Un nombre jamais vu et trop élevé pour être accommodé par les différents refuges du Grand Sudbury.

Le directeur général de l’Association des jeunes de la rue, Denis Constantineau, estime que le manque de refuge d’urgence et de logements abordables crée une situation de crise.

Il est dans son bureau.

Le directeur général de l’Association des jeunes de la rue, Denis Constantineau. L’organisme offre une gamme de services tels que l'intervention, réintégration et réadaptation sociale et communautaire à la population de sans-abri.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Combiné à la crise des opioïdes et la pandémie de COVID-19, la situation est d'autant plus intenable.

L’Abri d’urgence hors rue de l’Association canadienne pour la santé mentale – Sudbury/Manitoulin est ouvert à tous et compte une trentaine de lits, mais ce n'est pas assez. La directrice explique devoir refuser des gens chaque soir.

Un seul centre de réchauffement ouvre ses portes aux plus vulnérables sur la rue Larch à l'heure actuelle. Il peut accueillir une trentaine d'individus à la fois.

Des tentes devant le monument en mémoire aux vétérans.

Des dizaines de tentes sont installées au parc Mémorial au centre-ville de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

L’organisme Sudbury Action Centre for Youth qui gère le centre estime qu’entre 200 et 300 personnes viennent s’y réchauffer par semaine. Le YMCA et le Réseau des Sans-abri n'ouvriront pas de centres de réchauffement cette année.

C’est ce qui fait dire à Denis Constantineau que le problème du logement va au-delà des appartements à prix abordables et commence par de meilleurs services de logements d’urgence.

« On le sait, la seule solution au sans-abrisme, c’est la création de logements et de refuges. »

— Une citation de  Denis Constantineau, directeur général de l’Association des jeunes de la rue

Dans un rapport de la firme de consultants OrgCode présenté aux élus municipaux plus tôt au mois d’octobre, on peut lire que le coût moyen d’un studio de 676 $ par mois et celui d’un appartement avec une chambre à coucher de 904 $ par mois sont hors de portée des plus vulnérables inscrits aux programmes d'aide provinciaux.

La firme embauchée par la Ville du Grand Sudbury recommande justement de laisser les gens camper dans les parcs dans la mesure du possible et de travailler à des solutions à long terme en matière de logement.

Des tentes autour du carré de sable pour enfants.

Les tentes se sont multipliées au parc Mémorial dans les derniers mois.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Une campeuse du parc Mémorial accepte de partager son histoire sans être photographiée. Radio-Canada a accepté de ne pas publier son vrai nom pour ne pas nuire à sa situation.

Natasha s'apprête à vivre son deuxième hiver dans la rue, sans électricité ni chauffage. Elle est aussi d’avis que la solution passe par la création de logements accessibles.

« Le logement est rare dans la région surtout pour nous. Nous sommes plusieurs toxicomanes et nous n'avons pas accès à des logements en raison de nos antécédents. »

— Une citation de  Natasha, campeuse au parc Mémorial

Natasha estime aussi vivre de la discrimination fondée sur ses origines autochtones quand vient le temps d’essayer de se trouver un logis. Avant de s'installer au parc Mémorial, elle a passé quelques semaines au refuge Cedar Place, ouvert aux femmes et aux enfants.

Avec les informations de Zacharie Routhier et de CBC

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