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Justin Trudeau confirme qu’il sera là aux prochaines élections

Justin Trudeau est au micro, avec ses 38 ministres derrière lui.

Justin Trudeau s'adresse aux journalistes après l'assermentation de son nouveau Cabinet.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Alors qu'il commentait la composition de son nouveau Cabinet, mardi à Ottawa, le premier ministre a répondu d'un « oui » résolu lorsqu'on lui a demandé s'il sera toujours là lorsque les Canadiens seront de nouveau appelés aux urnes.

D'ici là, Justin Trudeau entend aider les Canadiens à tourner la page sur la pandémie avec l'aide d'une équipe renouvelée de ministres solides et expérimentés.

Le Cabinet paritaire de Justin Trudeau compte 38 ministres.

Certains accèdent pour la première fois à cette fonction, tandis que d'autres sont déjà expérimentés. Parmi ces derniers figure Steven Guilbeault – auparavant au Patrimoine – qui se rendra la semaine prochaine à Glasgow pour la COP26.

Ce sera sa 19e participation à une conférence internationale sur les changements climatiques, mais, pour la première fois, il y sera à titre de ministre canadien de l'Environnement et du Changement climatique.

Il n'y a plus guère de débat à savoir si les changements climatiques sont réels ou pas, a répondu Justin Trudeau lorsqu'on lui a demandé quel message il souhaitait envoyer par la nomination de M. Guilbeault, militant écologiste de longue date et cofondateur d'Équiterre.

Nous devons rallier les gens et les soutenir dans les emplois qu'ils ont besoin d'avoir, mais également réduire nos émissions [de gaz à effet de serre] pour atteindre la carboneutralité, a-t-il poursuivi.

Le premier ministre canadien s'engage à travailler avec les Albertains et avec les gens du secteur de l'énergie au pays.

Nous devons aborder la crise climatique avec la même optique, et le même sentiment d'urgence que ce qui nous a animés pour combattre la COVID-19, a-t-il expliqué.

Les ministres applaudissent.

Le premier ministre Justin Trudeau et la gouverneure générale Mary May Simon se présentent devant les ministres nouvellement assermentés.

Photo : Radio-Canada / Justin Tang

Anita Anand devient la seconde femme dans l'histoire du pays à prendre la tête du ministère de la Défense nationale, après la conservatrice Kim Campbell.

Des experts avaient recommandé au premier ministre Trudeau de placer une femme à ce poste, après que de nombreuses critiques eurent fusé à l'encontre du précédent ministre, Harjit Sajjan.

Mardi, Anita Anand a affirmé ne pas avoir hérité de ce poste parce qu'elle était une femme.

Dans le précédent gouvernement, la députée ontarienne d'Oakville était ministre des Services publics et de l'Approvisionnement. Un poste qui s'est révélé crucial lorsque le Canada a dû se procurer des vaccins pour contrer le coronavirus.

Anita Anand arrive à la Défense au moment où une crise ébranle la culture des Forces canadiennes, a déclaré Justin Trudeau, mardi, en référence à une succession d'allégations d’inconduites sexuelles visant de hauts gradés.

Les femmes et les hommes qui servent au sein des forces armées méritent un meilleur soutien, ils méritent un virage dans le type de gouvernance qu'ils ont, a ajouté le premier ministre.

Malgré son bilan pour le moins mitigé, Harjit Sajjan demeure au Cabinet à titre de ministre au Développement international. Il s'est battu toute sa vie pour défendre les valeurs canadiennes [...], s'est défendu M. Trudeau, il a grimpé les échelons dans la culture pleine d'enjeux qu'est celle des forces armées, et il a sans relâche repoussé les limites de cette chasse gardée masculine.

Pour son troisième mandat à la tête du pays, le premier ministre Trudeau souhaite traiter en priorité de la crise du logement et de la nécessité, pour les Canadiens, d'avoir accès à un logis abordable.

Il place aussi en priorité le système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, présenté dans le budget d'avril dernier de Chrystia Freeland, qui reste aux Finances dans l'actuel Cabinet. Ce programme, par lequel Ottawa veut implanter des garderies à 10 $ par jour d'ici 2026 dans les provinces, s'inspire du modèle développé au Québec.

En finir avec la COVID-19

Cependant, mettre un terme à la pandémie préoccupe les Canadiens par-dessus tout, selon M. Trudeau. Et en matière de santé, les Canadiens veulent un système qui fonctionne, ils veulent des résultats, et la fin des périodes d'attente.

Justin Trudeau a-t-il voulu envoyer un message à son homologue du Québec, François Legault, en nommant le Québécois Jean-Yves Duclos à la Santé, sachant que M. Legault s'oppose à l'ingérence du fédéral en la matière? Ce serait une erreur de penser que seuls les Québécois se préoccupent de notre système de santé, a rétorqué le premier ministre canadien.

M. Duclos, jadis directeur du Département d’économique de l’Université Laval, a fait ses preuves notamment au Conseil du Trésor, a poursuivi Justin Trudeau, qui se dit enthousiaste à l'idée de le voir communiquer non seulement avec le gouvernement du Québec, mais aussi avec ceux du reste du pays.

L'approche d'Ottawa en santé sera très simple et très directe, a affirmé M. Trudeau, et elle s'élaborera dans le partenariat pour établir des réseaux de santé plus forts.

Avec les informations de CBC

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