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Itinérance : Montréal pourra accueillir 1550 personnes en refuge cet hiver

Un nouveau service sera ouvert 24 heures sur 24 pour soutenir les Autochtones qui vivent dans la rue.

Une tente installée sur un terrain enneigé.

L'hiver dernier, des campements avaient pris forme dans l'est de la ville.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Cet hiver, 1550 places seront offertes aux personnes en situation d'itinérance dans les maisons d'hébergement et d'urgence de Montréal, a annoncé la santé publique.

C'est donc un peu moins que les 1650 places qui avaient été offertes l'hiver dernier, au moment où la barre des 1000 nouveaux cas de COVID-19 était quotidiennement franchie.

Pour la saison hivernale à venir, la Ville de Montréal, le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal et les organismes communautaires ont annoncé mardi les mesures qui seront instaurées pour soutenir les personnes en situation d'itinérance, à commencer par l'ajout de 300 places en hébergement.

Ces mesures, qui seront appliquées graduellement en novembre et décembre, resteront en vigueur du 1er novembre au 31 mars 2022.

La santé publique mettra en place dix nouvelles haltes-chaleur, réparties dans le centre-ville, sur le Plateau-Mont-Royal, dans Hochelaga, Villeray–Ahuntsic, Montréal-Nord, Côte-des-Neiges, Pointe-Saint-Charles–Sud-Ouest–Verdun et Lachine–Pierrefonds.

Un lieu en dormance de 150 à 200 places supplémentaires sera aussi mis à leur disposition en cas de besoin.

Un service 24/7 pour les Autochtones

Les autorités ont annoncé la création d'un nouveau service qui sera actif à toute heure de la journée pour les personnes autochtones sans-abri. Des ressources non mixtes seront aussi offertes spécialement aux femmes, dont un hôtel qui leur sera exclusivement réservé au centre-ville.

Projet Montréal, le parti de la mairesse sortante Valérie Plante, s'est félicité de cet effort plus ciblé qui doit permettre de mieux accompagner les Autochtones qui se trouvent à la rue vers des solutions pérennes.

Des programmes permettront aussi l'accès au logement à 200 personnes, a précisé la santé publique de Montréal.

À ces mesures s'ajoutent les dispositions rendues nécessaires l'hiver dernier par la crise sanitaire, qui ont été prolongées jusqu'au 31 mars prochain. Au nombre de celles-ci, on compte un service de navettes permettant de desservir les haltes-chaleur et les maisons d'hébergement.

Si une personne vient à cogner à la porte d'un refuge où il n'y a plus de place, le transport lui sera offert pour lui trouver un toit dans une autre ressource, assure-t-on.

Des équipes d'intervenants se promèneront dans les rues de Montréal afin de diriger les personnes en situation d'itinérance vers les ressources.

L'hiver dernier, faute de places où se loger, des sans-abri avaient dressé des campements illégaux dans l'est de la Ville, ce qui avait forcé l'administration municipale et le gouvernement du Québec à augmenter l'offre de lits disponibles en refuge.

À la fin de janvier, Raphaël Napa André, un homme en situation d'itinérance originaire de la communauté innue Matimekush-Lac John, avait été retrouvé mort de froid dans une toilette chimique face à un refuge qui était contraint de fermer ses portes pour la nuit à la suite d’une éclosion de COVID-19.

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