•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un nouveau Cabinet sous le signe de l’incompétence, déplore l’opposition

Erin O'Toole.

Le chef de l'opposition, Erin O'Toole, déplore un manque de compétence au sein du nouveau Cabinet, à l'heure où d'importants défis attendent le pays.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le chef de l’opposition officielle, Erin O’Toole, considère que la composition du nouveau Conseil des ministres libéral constitue « un autre exemple de la préférence de Justin Trudeau pour le style et non la substance ».

Dans un communiqué publié à la suite de la cérémonie d’assermentation des nouveaux ministres ce matin, à Rideau Hall, le chef conservateur explique que Justin Trudeau a nommé un groupe de personnes très inexpérimentées et motivées par l’idéologie, des nominations qui, selon lui, posent un risque bien réel pour notre prospérité économique et l’unité nationale.

« Les changements apportés aujourd’hui au Cabinet montrent que le premier ministre continue à récompenser des ministres qui ne cessent de faire preuve d’incompétence et d’un manque de responsabilité. »

— Une citation de  Erin O’Toole, chef du Parti conservateur du Canada

Pour les conservateurs, ce n’est pas le moment, en pleine sortie de pandémie, de nommer des ministres qui n’ont pas les compétences et le leadership nécessaires pour affronter les importants défis, notamment économiques, qui attendent le pays.

Avec le taux d’inflation pratiquement le plus élevé en 20 ans, entraînant des hausses extraordinaires des prix de l’épicerie, de l’essence et du logement, et alors que les entreprises souffrent d’interruptions majeures de la chaîne d’approvisionnement, il est clair, d’après les nominations d’aujourd’hui, que le gouvernement Trudeau n’est pas prêt à relever les défis économiques du Canada, a réagi le chef conservateur.

Ce qui nous déçoit dans ce nouveau Cabinet, c’est qu’il n’y a pas de message clair concernant la reprise économique, a expliqué le député conservateur Gérard Deltell sur les ondes d'ICI RDI. [...] Ce que l’on voit aujourd’hui, ce sont essentiellement les mêmes joueurs aux mêmes places décisionnelles au plan économique, alors qu’on avait besoin vraiment d’un coup de barre.

« On aurait aimé avoir du sang neuf économique autour de la table. »

— Une citation de  Gérard Deltell, député conservateur de Louis-Saint-Laurent

Sur le plan diplomatique, M. Deltell a précisé que Mélanie Joly est la cinquième ministre à occuper le portefeuille des Affaires étrangères en six ans. C’est un message de manque de sérieux de la part du gouvernement Trudeau qui est envoyé au monde entier, a-t-il souligné.

Échecs récompensés

Les commentaires allaient passablement dans le même sens sur les bancs du Nouveau Parti démocratique, dont le chef, Jagmeet Singh, a vivement critiqué le fait que des ministres qui se sont illustrés par leurs échecs, notamment Harjit Sajjan à la Défense et Carolyn Bennett aux Affaires autochtones, se soient vu confier d’autres portefeuilles.

Pour Jagmeet Singh, le fait d’avoir gardé ces ministres au sein du Cabinet signifie que Justin Trudeau cautionne en fin de compte la façon dont ils ont géré leur ministère respectif. La personne qui était tout ce temps au pouvoir, c’est M. Trudeau, rappelle-t-il.

Ça veut dire qu’il était d’accord avec l’approche qui consistait à ignorer les agressions sexuelles dans les Forces canadiennes. Ça veut dire qu’il est d’accord avec l’approche de continuer d’ignorer l’injustice qui frappe la communauté autochtone, et ça veut dire qu’il est d’accord avec cette approche qui a été une faillite.

Devoir de résultat

Au Bloc québécois, le leader parlementaire du parti, Alain Therrien, a indiqué qu’après plus d’un mois à attendre ces nominations, le nouveau gouvernement Trudeau a maintenant un devoir de résultat.

« Le gouvernement devra agir rapidement sur plusieurs points, notamment en environnement, au patrimoine et en santé. »

— Une citation de  Alain Therrien, député bloquiste de La Prairie

Nous comptons ainsi travailler de concert avec le gouvernement afin de promouvoir les intérêts du Québec, dans un esprit de collaboration, notamment pour que cesse le soutien fédéral aux énergies fossiles, pour la transition écologique, la modernisation de la loi sur la radiodiffusion, la taxation des géants du web et pour des transferts en santé sans condition, qui respectent la compétence du Québec et des provinces, a énuméré le député de La Prairie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !