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La famille et l’autonomie alimentaire au centre des priorités de l’UPA

Des membres de l'Union des producteurs agricoles rassemblés autour de plusieurs tables.

Quelque 80 délégués se sont rassemblés au Centre des Congrès pour échanger sur les enjeux du secteur agricole dans la région.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

L’Union des producteurs agricoles (UPA) de l’Abitibi-Témiscamingue a placé les thèmes de la famille et de l’autonomie alimentaire au centre de ses priorités à l’occasion de sa 53e assemblée générale annuelle, tenue mardi à Rouyn-Noranda.

Selon Pascal Rheault, président de l’UPA en Abitibi-Témiscamingue, l’une des priorités pour les années à venir est de mettre en valeur un plus grand nombre de produits locaux dans les supermarchés.

On fait de plus en plus de produits locaux, mais il faut avoir de la place pour les mettre en tablette. L’été, on a nos marchés publics, mais durant la période d’hiver, c’est sûr qu’on voudrait avoir de la place dans les grandes chaînes. Il y en a de plus en plus qui bâtissent des serres pour faire des produits, mais on doit pouvoir faire la vente directe dans les supermarchés, affirme-t-il.

L’UPA désire également un soutien gouvernemental pour la remise en culture des terres en friche.

Il y a un programme du gouvernement pour reboiser les terres, parce que le gouvernement dit que la foresterie est importante. Oui c’est important, mais au niveau des terres en friche, on n’a pas de programme pour les remettre en valeur et les remettre en fonction. On voudrait avoir le même pendant qu’au niveau de la foresterie, indique-t-il.

On dit qu’on capte du carbone avec la foresterie, mais avec nos méthodes culturales, on capte aussi du carbone. Quand notre matière organique augmente dans nos sols, on vient de capter du carbone, alors c’est bon pour l’environnement et c’est bon pour produire plus, soutient Pascal Rheault.

Pascal Rheault et Martin Caron en conférence de presse.

Pascal Rheault et Martin Caron, premier vice-président de l’UPA

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Le premier vice-président de l’Union des producteurs agricoles, Martin Caron, était présent afin d’aborder les enjeux nationaux défendus par l’UPA.

Parmi eux, la protection du territoire agricole, le soutien gouvernemental en agroenvironnement et la gestion des risques d’entreprises.

M. Caron souhaite notamment que les producteurs agricoles soient mieux protégés lorsque surviennent des épisodes de gels tardifs, comme ce fut le cas au printemps dernier.

L’Abitibi-Témiscamingue a été vraiment touchée par le gel qui est arrivé à la fin du mois de mai dernier. On travaille sur le programme d’assurance récolte, volet foins, pour être capable d’inclure ce risque-là. On travaille pour mettre en place des mesures exceptionnelles et être capable de capter ce risque-là, dit Martin Caron.

L'état des ponts

Enfin, l’UPA régionale souhaite aborder les impacts du manque d’entretien des infrastructures du ministère des Transports, notamment les ponts.

Il faut mettre un créneau de communication qui fonctionne bien avec le MTQ. Dès qu’il y a un pont dont la vie utile baisse, il faut savoir quels sont les impacts pour nos entreprises agricoles, et de quelles façons on peut les contourner. On veut éviter de se retrouver comme les entreprises de Mont-Brun, qui se sont retrouvées enclavées entre deux ponts sans pouvoir passer, indique Pascal Rheault.

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