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Des médecins hygiénistes souhaitent davantage de mesures pour éviter le pire

Une employée d'un hôpital regarde une machine dans une chambre où se trouve un patient.

Selon les médecins hygiénistes , d'autres mesures sont nécessaires dans la province.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Radio-Canada

Des médecins hygiénistes de la Saskatchewan ont écrit une énième fois au gouvernement provincial pour lui demander d’en faire davantage pour enrayer la pandémie de COVID-19.

Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, Paul Merriman, dont CBC a obtenu copie, ils affirment que le retard dans la mise en œuvre des recommandations qu’ils ont formulées au mois d’août a entraîné une quatrième vague difficile à contenir et de grande ampleur.

Nos appels à une action à l'échelle de la province sont restés sans réponse , indique la lettre datée du 21 octobre.

Dans le contexte actuel, les cas positifs signalés ne rendent pas compte du portrait global. Si aucune mesure n’est prise, il se pourrait que nous atteignions des taux d’hospitalisation encore plus élevés dans les semaines à venir avec le risque d’un effondrement du système de santé, en plus d’enregistrer des décès qui auront été évitables.

Même si de plus en plus de personnes sont vaccinées, les médecins hygiénistes estiment que le taux n’est pas encore suffisant pour provoquer une baisse des cas avant de nombreux mois. 

Ils appellent le gouvernement à adopter un décret pour mettre en place les mesures suivantes.

Restrictions pour les rassemblements :

  • Les personnes non vaccinées ne devraient pas se réunir à l’extérieur de leur foyer.

  • Les personnes vaccinées peuvent se réunir avec des personnes d'un autre foyer.

  • Les lieux destinés aux cérémonies de mariage ou aux enterrements devraient être réduits à 25 % de leur capacité et ne pas offrir de réception intérieure, à moins qu’une preuve de vaccination soit requise à l’entrée.

  • Les lieux de cultes qui ne requièrent pas de preuve vaccinale devraient exiger le port du masque et réduire la présence dans la salle à 25 %.

Preuve vaccinale requise sans pouvoir être remplacée par des tests rapides pour :

  • Le personnel scolaire, les élèves de plus de 12 ans et les personnes vivant dans un foyer où se trouvent des enfants de moins de 12 ans qui ne sont pas vaccinés.

  • Tout le personnel des garderies.

  • Toutes les personnes fréquentant les enceintes qui accueillent des sports amateurs ou des activités parascolaires : participants, personnel, entraîneurs, volontaires et spectateurs.

Message plus clair de la part du gouvernement pour :

  • Réduire les contacts et les sorties de moitié durant les 28 prochains jours.

  • Retourner au télétravail si possible.

  • Inciter la population à se faire vacciner et à rechercher des sources crédibles d’information.

Adoption du reste du plan du 26 août :

  • Augmenter les capacités de dépistage et de traçage.

  • Donner publiquement davantage d’information au sujet de la COVID-19 comme les modélisations, les cas, l'immunisation selon des groupes d’âge plus ciblés.

  • Augmenter l’accès aux données liées pour que les épidémiologistes puissent donner de meilleurs conseils aux équipes de santé publique.

Selon les médecins hygiénistes de la province, ces mesures, ajoutées à la consigne du port du masque obligatoire, devraient être en place jusqu’au début de l'année prochaine. Elles pourraient être abandonnées lorsque 85 % de la population provinciale sera entièrement vaccinée et que le système de santé retrouvera son équilibre.

Selon les spécialistes, si l’ensemble de ces restrictions n’est pas mis en place, on peut craindre un retour au confinement similaire à celui du printemps 2020.

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