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Deux ministres critiquent l’interdiction de l’expression « territoire non cédé »

Les ministres Dominic Cardy et Jill Green.

Les ministres Cardy et Green critiquent l'interdiction d'utiliser l'expression « territoire autochtone non cédé ».

Photo : CBC

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, deux ministres critiquent la nouvelle politique de reconnaissance ancestrale du territoire. Dans un courriel interne obtenu par CBC, Dominic Cardy et Jill Green affirment que le gouvernement pourrait être perçu comme raciste, en raison de l’interdiction d’utiliser l’expression « territoire autochtone non cédé ».

Dans un courriel envoyé le 15 octobre, le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, et la ministre des Transports et de l’Infrastructure, Jill Green, demandent au premier ministre Blaine Higgs d’annuler cette directive et de s’excuser.

La note envoyée à tous les employés gouvernementaux, le 14 octobre, a ajouté un conflit inutile qui crée de la confusion et une colère justifiée envers notre gouvernement, peut-on y lire.

De plus, les ministres déclarent que le gouvernement ne semble avoir aucun plan pour améliorer les relations avec les Premières Nations et que certaines actions du gouvernement soulèvent des questions sur notre sincérité, notre compétence, et à savoir si nous sommes les racistes que nos adversaires prétendent, selon le courriel envoyé par Dominic Cardy et Jill Green.

Ce courriel a été envoyé le 15 octobre, vers 16 h, au premier ministre, à son chef de cabinet, à la greffière du Conseil exécutif et à tous les députés progressistes-conservateurs.

Une réunion d’urgence

Il semble que ces critiques aient suscité la tenue d’une réunion d’urgence avec Blaine Higgs. C’est ce qu’on peut lire dans un deuxième courriel envoyé par les ministres Cardy et Green, un peu plus de deux heures après l'envoi du premier courriel.

On peut y lire que ceux-ci remercient le premier ministre pour une réunion productive [...] et pour avoir compris et écouté nos préoccupations, selon le deuxième courriel obtenu par CBC.

Dans celui-ci, Dominic Cardy et Jill Green indiquent au premier ministre qu’ils « partagent son engagement à construire une nouvelle relation avec les Premières Nations et la nécessité d’une stratégie visant à élargir la conversation au-delà d’un point de vue purement juridique ».

Également, les ministres demandent au premier ministre de partager sa vision d’une province où tous les citoyens, peu importe leurs origines, ont le sentiment de faire partie d’un seul et même Nouveau-Brunswick.

Jill Green s'est dit satisfaite de cette rencontre. Nous avons été entendus et nous avons pu parler de nos préoccupations et de l’équilibre entre les poursuites judiciaires et le côté humain des choses et comment il est important pour nous d’essayer de reconnaître les deux dans notre cheminement, dit-elle.

La ministre Jill Green en Chambre porte un masque.

La ministre des Transports et de l’Infrastructure, Jill Green (archives).

Photo : Radio-Canada

Elle soutient que les allégations affirmant que le gouvernement pourrait être perçu comme raciste s’inspiraient de ce qu’elle avait entendu de ses électeurs et des personnes de son entourage.

Dominic Cardy déclare avoir entendu des commentaires semblables. Il dit que le deuxième courriel n’était pas une rétraction de ses critiques, mais plutôt une façon de dire aux membres du caucus que Blaine Higgs avait réagi à leurs préoccupations.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Dominic Cardy, le 9 septembre 2021.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Dominic Cardy (archives).

Photo : Radio-Canada

Le premier ministre a affirmé que ses collègues avaient des préoccupations sérieuses. Il ajoute que les ministres Cardy et Jill ont réagi trop rapidement et que ceux-ci se sont excusés. Il y avait un certain regret que cette lettre ait été envoyée, a déclaré le premier ministre.

Dans une déclaration, la ministre des Affaires autochtones, Arlene Dunn, soutient qu’il existe un plan pour améliorer les relations avec les Premières Nations et qu’une révision des initiatives autochtones est en cours pour préparer le terrain à de nouvelles discussions.

D'après les informations de Jacques Poitras de CBC

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