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Le développement économique et la qualité de l’eau au coeur du débat à Amos

Sébastien D'Astous, François Munger, Annie-Claude Luneau et André Brunet devait un micro lors d'un débat.

Le maire sortant Sébastien D'Astous, les coanimateurs François Munger et Annie-Claude Luneau ainsi que le candidat André Brunet, lors du débat de lundi soir.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Martin Guindon

Les deux candidats à la mairie d’Amos ont croisé le fer dans un débat mardi soir.

Lors de l’événement organisé par la Chambre de commerce et d’industrie du Centre-Abitibi, MédiAT et ICI Abitibi-Témiscamingue, le maire sortant Sébastien D’Astous a dû défendre son bilan à plusieurs reprises.

Il a d’abord reconnu que les taxes avaient augmenté de 8,5 % de façon cumulée en cinq ans, mais sans dépasser le taux d’inflation cumulatif de 10 %. Quant à la dette de 42 millions de dollars, il l’a expliquée par l’envergure des travaux réalisés sur les conduites souterraines.

La dette a effectivement augmenté ces dernières années. On a fait des grands projets, des réfections majeures des canalisations, c’est ça qui a coûté le plus cher. Notre réseau avait besoin d’amour, on a investi beaucoup d'argent et ce sont des choses qu’on a mises sur la dette pour plusieurs années. On ne s'attend pas à ça pour les 50 prochaines années. Il fallait juste avoir le courage de mettre l’argent aux bons endroits pour s’assurer qu’on allait laisser la maison propre, a fait Sébastien D'Astous.

De son côté, André Brunet a rappelé qu’il avait gelé les taxes et maintenu la dette au même niveau pendant ses huit années au pouvoir, de 1990 à 1998.

Malgré ça, on avait fait l'assainissement des eaux, pour 28 millions de dollars, la Maison de la culture, pour 2,5 millions, et on avait plein de travaux, mais on gérait la dette de façon très serrée pour justement, ne pas augmenter la dette. Si les taux d’intérêt montent à 4 ou 5 % d'intérêt, cela peut coûter très cher. On a déjà les taxes les plus élevées dans la région, une dette assez considérable, et moi mon intention, c’est de gérer ça serré. Et je sais comment faire. Mon intention, c’est de ne pas trop augmenter les taxes et, si c’est possible, de ne pas les augmenter, a affirmé le candidat à la mairie.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

Revenir à la meilleure eau au monde

Sur la chloration de l’eau, Sébastien D’Astous a assuré que tout sera mis en œuvre pour revenir rapidement à la normale.

On sait que c’est le réservoir qui est problématique, depuis le début du mois d’août, on a un plan d’intervention. Est-ce qu’on va faire juste un colmatage des fissures du réservoir? Est-ce qu’on va changer le réservoir? Où est-ce qu'on va mettre une réparation en béton projeté à l’intérieur? On est encore en train d’évaluer les possibilités. Mais il y a une affaire qui est sûre, c’est que je ne veux pas qu’on ait un autre épisode comme celui-là, alors quand on va faire la réparation, on va la faire pour que ce soit durable à long terme, a-t-il insisté.

Une réponse insatisfaisante pour André Brunet.

Étant celui en 1980 qui a construit le dernier puits qui existe, et mon père ayant construit le premier, quand l’eau est chlorée depuis un an et demi, et qu’on passe de la meilleure eau au monde à de l’eau de merde de Montréal, je le prends personnel. Pour moi, c’est inacceptable. Et je ne comprends pas qu’un an et demi plus tard, on soit encore à tergiverser sur ce qu’on va faire. Je vais vous dire, un des premiers dossiers que je vais m’occuper en arrivant à la Ville, c’est de revenir à la meilleure eau au monde, a déclaré l’ancien maire.

André Brunet parle au micro. La coanimatrice Annie-Claude Luneau le regarde.

André Brunet fera de ce dossier qui touche une corde sensible chez les Amossois, l’une de ses grandes priorités.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le développement économique

André Brunet a proposé de mettre la pédale douce sur le développement économique, pour s’attaquer d’abord à la pénurie de main-d’oeuvre.

Je dirais qu’on va se calmer dans un premier temps. Il nous manque passablement de travailleurs à Amos. Et de nouvelles entreprises, je ne sais pas s’ils vont trouver des travailleurs pour combler leurs postes. Je pense qu’il va falloir mettre l’emphase sur faire venir du monde à Amos avant de commencer à créer de nouvelles entreprises, a-t-il laissé entendre.

Toutefois, Sébastien D’Astous n’est pas d’accord avec cette stratégie.

On en a encore pour 10 ans avant de retrouver l’équilibre des gens qui partent à la retraite versus les gens qui sortent de l’école pour aller sur le marché du travail. Moi, je pense que 10 ans, c’est très très vite passé. Il faut travailler de front tous les projets. Ce n’est pas vrai qu’on va juste travailler la pénurie de main-d'œuvre, il faut continuer à se mettre en action et développer, attirer des gens, des commerces. On ne peut pas se permettre d’en échapper un, a affirmé le maire sortant.

Sébastien D'Astous parle au micro lors d'un débat.

Le maire sortant Sébastien D'Astous.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

L’implication citoyenne

Sur les façons d’impliquer davantage les citoyens dans la municipalité, Sébastien D’Astous a parlé de budget participatif, puis il a rappelé l’exemple du parc de planche à roulettes d’Amos.

Le skatepark, c’est un succès à Amos. Pourquoi c’est un succès? Ce sont des gens qui voulaient un skatepark, on les a rencontrés, on a fait plusieurs consultations, on leur a donné des choix et aujourd'hui, lorsqu’ils en parlent, c’est leur bébé. C’est comme si c’était à eux, ils en sont fiers, ils sont contents, a souligné le maire sortant.

Le skate park d'Amos.

Le parc de planche à roulettes à Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Pour sa part, André Brunet a lancé l’idée du projet citoyen, où des individus et des groupes seraient invités à soumettre des projets qu’ils souhaitent voir la Ville réaliser.

Mon intention, c’est aller jusqu' à une limite de 100 000 $. Donc, tout projet en bas de 100 000 $, on l’examine, on le regarde et on le soumet à la population pour qu’un choix se fasse. La population choisit parmi les projets citoyens qui vont avoir été déposés, et les gens qui auront été impliqués pourront admirer ce qu’ils ont rêvé pour la Ville, parce que ça va se réaliser, a-t-il annoncé.

Le prochain débat électoral aura lieu mardi soir, à 19 h 30, entre les candidats à la mairie de Rouyn-Noranda.

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