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La CAQ accepte de modifier le tracé du troisième lien pour protéger le centre-ville

Une capture d'écran de la vidéo de présentation.

Le tunnel Québec-Lévis devait à l'origine permettre aux automobilistes d'accéder au centre-ville de la capitale, en plus des autoroutes Laurentienne et Dufferin-Montmorency (archives).

Photo : Gouvernement du Québec

Devant la levée de boucliers au centre-ville de Québec, le gouvernement Legault accepte de modifier son projet de troisième lien : plus question de permettre aux automobilistes de sortir dans le secteur Saint-Roch.

Il s’agit d’un revirement majeur.

Le ministre québécois des Transports, François Bonnardel, a confirmé mardi matin l’ information rapportée un peu plus tôt par Radio-Canada : le tunnel Québec-Lévis ne permettra plus aux automobilistes d’atteindre le centre-ville de la capitale.

J'ai mesuré et compris l'inquiétude des gens de Saint-Roch dans les dernières semaines, les derniers mois, qui s'inquiétaient de voir un flux de véhicules additionnels dans ce secteur, a déclaré M. Bonnardel lors d’une mêlée de presse à l’Assemblée nationale.

François Bonnardel lors d'une mêlée de presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

François Bonnardel dit avoir « mesuré et compris » les inquiétudes des citoyens de Saint-Roch à l'égard de l'augmentation de la circulation automobile au centre-ville.

Photo : Radio-Canada

Depuis le dévoilement en grande pompe du projet au printemps dernier, la Coalition avenir Québec (CAQ) tenait mordicus à permettre aux voitures et aux camions de sortir de terre pour atteindre le boulevard Charest, dans le quartier Saint-Roch.

Or, cet accès est vivement contesté par les résidents des quartiers centraux, qui craignent une augmentation considérable de la circulation automobile.

Des personnes qui tiennent des pancartes.

Des groupes citoyens opposés au tunnel Québec-Lévis se sont rassemblés sous les bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency, dans le quartier Saint-Roch, l'été dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

Devant l’ampleur de la mobilisation, le gouvernement Legault a accepté de revoir la portée de son projet.

Priorité aux autobus

Selon la nouvelle vision de la Coalition avenir Québec, seuls les autobus pourront avoir accès au centre-ville, de manière à permettre le transfert des usagers avec le réseau de tramway.

Les automobilistes seront pour leur part redirigés vers les principales voies rapides du secteur, soit les autoroutes Laurentienne, dans l’axe nord-sud, et Dufferin-Montmorency, en direction est-ouest.

La principale sortie du tunnel est toujours prévue au nord du centre-ville, sur l’autoroute Laurentienne, à la hauteur des terrains d’ExpoCité.

Le tunnel sera aménagé sur deux étages avec un total de six voies de circulation, dont deux réservées au transport en commun.

Le tunnel Québec-Lévis sera aménagé sur deux étages avec un total de six voies de circulation, dont deux réservées au transport en commun (archives).

Photo : Gouvernement du Québec

Une bretelle permettant l’accès à l’autoroute Dufferin-Montmorency en direction est demeure dans les plans, mais aucun véhicule ne pourra déboucher directement sur le réseau municipal de Québec.

La sortie qui était prévue dans le quartier Saint-Roch, à l’est de la rue du Pont, pourrait être maintenue, mais elle serait réservée aux autobus.

Chose certaine, ceux-ci auront accès à la station Jean-Paul-L’Allier, située un peu plus à l’ouest, à l’intersection du boulevard Charest et de la rue de la Couronne.

Legault ouvert aux solutions

C’est le premier ministre François Legault qui a donné les signes des changements à venir, lundi, lors d’une entrevue avec la cheffe d’antenne Céline Galipeau.

François Legault parle dans un micro. Ses mains sont levées à hauteur du micro.

François Legault admet que le projet de tunnel Québec-Lévis est «perfectible».

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Se disant ouvert aux solutions afin de contrer la congestion dans la Capitale-Nationale, M. Legault a admis que le projet de troisième lien pouvait être amélioré.

Il est perfectible, entre autres à l’endroit où va sortir le tunnel dans le centre-ville de Québec, a-t-il affirmé.

Un transport en commun plus attrayant

Le gouvernement caquiste estime que l’impossibilité pour les automobilistes d’accéder au centre-ville de Québec devrait bonifier l’achalandage du transport en commun dans le futur tunnel.

Le transport collectif, c'est l'avenir, et dans ces conditions, ce n'est pas une guerre à l'automobiliste, loin de là, a assuré François Bonnardel mardi.

Une nouvelle évaluation des déplacements interrives sera effectuée au cours des prochains mois et transmise à Infrastructure Canada.

Comme le gouvernement de Justin Trudeau a clairement manifesté son intérêt pour la portion du projet réservée au transport collectif, la Coalition avenir Québec a bon espoir d’obtenir l’appui financier du fédéral dans ce dossier.

Selon des données préliminaires, les coûts de construction du tunnel Québec-Lévis pourraient osciller entre 6 et 10 milliards de dollars.

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