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Plus de 10 tonnes d’engins de pêche fantômes sortis de mer par les pêcheurs

Des cages et casiers de pêche rouillés déposés sur un quai après avoir été récupérés.

La Coopérative des capitaines propriétaires de la Gaspésie a récupéré 151 engins de pêches en deux ans (archives).

Photo : La Presse canadienne / Pêches et Océans Canada

Plus de 25 000 livres d'engins de pêche fantômes ont été sortis de l'eau à la suite de deux opérations de nettoyage des fonds marins menées en 2020 et 2021 par la Coopérative des capitaines propriétaires de la Gaspésie.

Les équipes de la Coopérative ont développé un système de grappins sur roues, pour récupérer les engins sans abîmer les fonds marins, ce qui serait une première au Québec.

Parmi les 151 engins récupérés, on compte 99 casiers à crabe des neiges, 17 bouées, un chalut et l’équivalent de 52 000 pieds de cordages.

Des casiers utilisés dans les années 1980 ont même été retrouvés par les équipes de la Coopérative, qui ont effectué 120 journées de sorties en mer pendant ces deux années.

Le directeur général de la Coopérative des capitaines propriétaires de la Gaspésie, Claudio Bernatchez, indique qu'il souhaitait en ramasser le plus possible afin de protéger les écosystèmes du Saint-Laurent.

Il souligne l’importance de ces efforts de récupération dans la protection de la baleine noire de l’Atlantique Nord, une espèce en voie de disparition dont le déclin se poursuit, et dont l’empêtrement dans les engins de pêche est une des causes avérées de mortalité.

Une des façons de [protéger l’espèce] consiste justement à nettoyer les fonds marins de façon à éviter qu’il y ait encore des cordages ou des filets qui puissent faire en sorte que la baleine ou un autre mammifère marin puisse s’empêtrer dedans et mette sa vie en péril, explique-t-il.

Prévenir les fermetures de zones de pêche

La présence des baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent entraîne la fermeture de zones afin de les protéger durant la saison de pêche.

Ces fermetures, décrétées par Pêches et Océans Canada, bouleversent les activités des pêcheurs de crabe et de homard, qui doivent déplacer rapidement leurs casiers.

La Coopérative ne sait pas encore si le programme, mené avec le soutien de Pêches et Océans Canada sera reconduit pour les deux prochaines années.

Claudio Bernatchez en souhaite bien sûr la reconduction. On souhaite qu’avec l’expertise qu’on a développée dans les deux dernières années, on puisse continuer de participer à nettoyer les fonds marins, parce que même si on en a ramené sur terre une quantité impressionnante, il en reste beaucoup.

« On n'a pas idée de l’ampleur de ce qu’on peut retrouver dans le golfe, dans le fleuve. Une chose est certaine, si on ne fait rien, la situation pourrait simplement empirer. »

— Une citation de  Claudio Bernatchez, directeur général de la Coopérative des capitaines propriétaires de la Gaspésie

La majorité des engins de pêche qui sont ramenés sur terre n’est plus réutilisable. La Coopérative dispose d’un partenariat pour le recyclage des engins avec l’organisme Merinov qui développe un projet de valorisation des engins de pêche en fin de vie.

Avec les informations de Perrine Bullant

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