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Une diversité sans précédent au conseil municipal de Whitehorse

Laura Cabott dans la salle du conseil municipal.

Laura Cabott est la nouvelle mairesse de Whitehorse.

Photo : Radio-Canada

Les électeurs de Whitehorse ont opté, jeudi dernier, pour un conseil municipal représentatif de la diversité dans la capitale. Quatre des sept membres sont des femmes, trois sont issues de la diversité, et la mairesse élue est la première ouvertement homosexuelle.

Au lendemain des résultats, les observateurs sont unanimes : il s'agit d'un changement bienvenu. La mairesse élue, Laura Cabott, est d'accord.

« J’espérais un groupe diversifié de personnes ayant le désir de travailler fort. Ce sont les deux choses que j’espérais du conseil et je dois dire que c’est ce que nous avons dans ce groupe. »

— Une citation de  Laura Cabott, mairesse élue de Whitehorse

Le rédacteur en chef de longue date du quotidien local Whitehorse Star, Jim Butler, croit que la composition de ce conseil est un signe de progrès. Ce n’est pas donné à tous au Canada de regarder un groupe d'élus et pouvoir dire : “Hey! Seulement 50 % de ces personnes sont des hommes blancs!”

Melissa Murray devant le passage piéton.

Melissa Murray a pris l'initiative de militer pour un passage piéton aux couleurs du PANDC.

Photo : Radio-Canada / George Maratos

Parmi tous les élus, Jim Buttler remarque tout particulièrement l’élection de Melissa Murray, une Yukonnaise d'origine chinoise qui a obtenu le plus de votes parmi tous les candidats, y compris la mairesse, avec 3011 voix, selon les résultats officiels.

La conseillère s’était, entre autres, fait connaître pour avoir milité devant le conseil municipal l’an dernier pour qu’une traverse piétonne soit peinte au centre-ville aux couleurs du drapeau des personnes autochtones, noires et de couleur (PANDC).

Michele Friesen sourit à la caméra.

Michelle Friesen croit être la première conseillère autochtone élue au conseil municipal de Whitehorse depuis 1991.

Photo : Michelle Friesen

Vient ensuite l’élection notoire de Michelle Friesen, première Autochtone élue au conseil municipal de Whitehorse depuis Ed Schultz en 1991, selon les observateurs. Issue de la Première Nation Ta’an Kwäch’än, dont les terres ancestrales sont situées dans la région de la capitale, la nouvelle élue ne cache pas la responsabilité qui lui est ainsi conférée.

« L’une des raisons principales pour lesquelles je me suis présentée dans cette arène était de montrer aux gens que la représentativité a de l’importance. Je veux pouvoir encourager et inspirer d’autres femmes et d’autres jeunes Autochtones. »

— Une citation de  Michelle Friesen, conseillère élue

Figure également au conseil la Philippine Jocelyn Curteanu. Elle a été élue pour la première fois en 2012 et est devenue la première représentante d’une communauté immigrante au sein du conseil. Elle entame son cinquième mandat.

Plan de la salle du conseil municipal de Whitehorse.

Les noms des occupants des sièges du conseil municipal de Whitehorse sont connus.

Photo : Radio-Canada

Les trois autres conseillers sont Dan Boyd et Kirk Cameron, tous deux des conseillers d’expérience, et Ted Laking, un nouveau venu sur la scène municipale, qui a toutefois beaucoup d’expérience dans les coulisses de l’Assemblée législative territoriale.

La Franco-Yukonnaise Véronique Herry-Saint-Onge, qui a réalisé une maîtrise sur les femmes en politique au Yukon, remarque elle aussi des résultats éloquents.

Ce qui est particulier avec cette élection municipale à Whitehorse, c'est qu'on continue d'avoir de la parité au niveau du conseil, et la première mairesse depuis près de 10 ans. Les conseillers représentent aussi un bon mix entre de nouveaux acteurs et des habitués du conseil municipal ainsi qu'une mixité de parcours de vie, d'expérience professionnelle et de tendances politiques, explique-t-elle en observant à distance les résultats.

Je ne suis pas qu’une catégorie

Pour sa part, Laura Cabott ne veut pas faire de son orientation sexuelle un élément important de son apport au conseil municipal. Après 30 ans au territoire, elle pense être connue pour bien d’autres aspects de sa personnalité.

De nos jours, l’orientation d'une personne n’a plus grande importance. Je crois que les gens sont plus intéressés par la vision, l'éthique de travail, l'intégrité et le professionnalisme.

La nouvelle élue se réjouit toutefois à l’idée que son arrivée au plus haut poste de la capitale puisse être inspirante, mais ajoute que c'est le résultat de bien des réussites.

« Si le fait que je suis gaie envoie le message à d’autres jeunes hommes et femmes que c’est un objectif qui peut être atteint [...] que cela puisse en inspirer certains à se lancer en politique, c’est très bien. Je suis faite de plein de choses. »

— Une citation de  Laura Cabott, mairesse élue

Un conseil représentatif, dit Doug Graham

L’ancien conseiller municipal de longue date et candidat défait pour la première fois sur la scène municipale Doug Graham admet lui aussi que la nouvelle composition du conseil municipal est une réussite.

L’âge moyen est plus bas, remarque-t-il, et c’est peut-être une raison qui a joué en sa faveur.

Je me rappelle les rencontres des municipalités canadiennes à Ottawa où on retrouvait 4000 à 5000 élus municipaux, et, à l'époque, je disais à la blague que tous les conseillers étaient des hommes blancs aux cheveux blancs! Je suis bien content de voir que ce n’est plus le cas à Whitehorse, affirme le politicien qui entend désormais se consacrer à sa retraite.

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