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Un programme de dépistage rapide trop restrictif, selon des parents d’élèves

Un test de dépistage rapide, comme ceux qui sont donnés aux élèves dans les écoles au Nouveau-Brunswick.

Un test de dépistage rapide, comme ceux qui sont donnés aux élèves dans les écoles au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le programme de tests de dépistage rapide a récemment fait son entrée dans les écoles du Nouveau-Brunswick. L’utilisation de ces tests permet d’écourter la période d'isolement des élèves qui ont des contacts étroits avec des personnes atteintes de la COVID-19. Des parents estiment toutefois que le programme est trop restrictif.

C’est le cas de Laurie Racine, une mère de famille de Dieppe qui se trouve dans une situation embêtante.

Sa fille de 9 ans a récemment été en contact étroit avec un cas confirmé de COVID-19 à la garderie qu’elle fréquente.

Laurie Racine a alors le réflexe de communiquer avec l’école de sa fille, pour que cette dernière puisse participer au programme de tests de dépistage rapide.

En appelant à l’école, Laurie Racine apprend que sa fille ne peut pas obtenir de tests de dépistage, car le programme est réservé aux élèves qui ont eu un contact avec un cas actif de COVID-19 en milieu scolaire.

Une femme en visioconférence.

Laurie Racine est une mère de Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Le District scolaire francophone Sud explique que le programme de tests de dépistage rapides est activé dans une école dès qu’il y a un cas confirmé du virus.

L’objectif, c’est de gérer les éclosions dans les milieux scolaires. Donc le programme est réservé aux élèves qui ont été en contact avec le virus à l’école.

S’ils sont exposés à la COVID-19 à la maison, à la garderie, au hockey ou dans tout autre milieu, ils ne sont pas admissibles.

Puisque le contact rapproché de la fille de Laurie Racine a eu lieu à la garderie, elle ne pourra pas recevoir de tests de dépistage rapide et elle devra rester à la maison pendant 14 jours, conformément aux règles sanitaires de la province.

Organisation familiale

En isolement pour deux semaines, l’apprentissage en classe n’est pas accessible pour la fille de Laurie Racine.

Laurie Racine s’estime chanceuse que sa fille aime l’école. Il n’est donc pas difficile de lui faire faire des exercices à la maison.

« Le plus gros défi, c’est la tristesse de ma fille, présentement. C’est une petite fille qui aime beaucoup aller à l’école. Et là, en plus, c’est la période de l’Halloween, c’est tout ça. C’est beaucoup de déceptions. Elle vit beaucoup de déception. »

— Une citation de  Laurie Racine

La mère de famille admet toutefois ne pas être dotée des mêmes outils que les professionnels de l’éducation.

Je ne suis pas enseignante. Donc je fais ce que je peux, mais c’est difficile. L’enseignante nous envoie des documents, c’est super, mais ce n’est pas ma profession. C’est un petit peu difficile, dit-elle.

Laurie Racine demande maintenant au gouvernement provincial d’élargir les critères d’admissibilité du programme de dépistage rapide.

Selon elle, les élèves qui ont été en contact avec la COVID-19 à l’extérieur de l'école doivent pouvoir y participer.

Je trouve que l’idée de départ pour les tests de dépistage rapides, l’idée était géniale, c’est juste que je trouve que ça a été mal pensé, dans le sens que ça aurait dû être automatiquement être effectif pour les écoles et pour les centres de la petite enfance, conclut-elle.

Le gouvernement se penchera sur le problème

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, se dit sensible à la réalité des parents dans la situation de Laurie Racine.

Je comprends pleinement pourquoi les gens sont frustrés avec la situation actuelle, clame-t-il

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Dominic Cardy, le 9 septembre 2021.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Dominic Cardy, le 9 septembre 2021.

Photo : Radio-Canada

Dominic Cardy souligne que le programme n’en est qu’à ses débuts et qu’il souhaite l’élargir au cours des prochaines semaines.

Pour assurer qu’on n’épuise pas tout le système, on essaie d’ajouter une étape après une autre étape pour le faire d’une manière progressiste, explique-t-il. On va faire tout ce qu’on peut pour l’étendre aussi rapidement que possible. Mais en s’assurant qu’on ne crée pas un problème logistique qui va causer un crash dans le système et qui va rendre plus pire la situation.

Selon Dominic Cardy, l’inclusion des garderies dans le programme de dépistage rapide fait partie des options envisagées par le gouvernement provincial.

D’après le reportage de Pascal Raiche-Nogue

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