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Liberté complète refusée pour le chauffard Yves Martin

Yves Martin

Yves Martin (en 2017)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a de nouveau accordé une semi-liberté au chauffard Yves Martin.

Il avait fait une demande de libération conditionnelle totale ou de semi-liberté la semaine dernière.

En janvier 2017, Yves Martin avait reçu une sentence de 14 ans d'emprisonnement quand il avait été reconnu coupable des chefs d'accusation de conduite dangereuse causant la mort, de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort et de conduite avec un taux d'alcool supérieur à la limite permise.

Le 1er août 2015, Vanessa Viger, Mathieu Perron et leur fils Patrick sont morts dans un accident de la route causé par Yves Martin dans le rang Saint-Paul, dans l’arrondissement de Chicoutimi.

Rappelons qu'il avait dû retourner en prison en juillet dernier après avoir été épinglé au volant d'une voiture dans le stationnement de l'entreprise où il travaille. Il avait plaidé qu'il le pouvait puisque ce n'était pas sur une voie publique.

La CLCC reconduit l'ensemble des conditions qui étaient en place à ce moment, comme l'interdiction de se rendre au Saguenay ou d'entrer en contact avec les familles des victimes.

Elle justifie sa décision par le fait qu'il représente toujours un risque pour la protection de la société, mais qu'il effectue des progrès.

La Commission prolonge votre semi-liberté pour une période de six mois, prenant effet dès que possible, puisqu'elle est d'avis qu'une récidive avant l'expiration légale de votre peine ne présentera pas un risque inacceptable pour la société et que cette mise en liberté contribuera à la protection de la société en favorisant votre réinsertion sociale en tant que citoyen respectueux des lois. Toutefois, la Commission vous refuse la libération conditionnelle totale, car elle considère que dans le contexte d'une telle forme d'élargissement, le risque demeure inacceptable pour la protection de la société, est-il écrit dans la décision.

Lors de l'audience la semaine dernière, il avait été avancé qu'Yves Martin aurait falsifié un test d'urine. Or la CLCC n'a pu prouver ce fait et n'en a pas tenu compte dans sa décision.

Avec des informations de Philippe L'Heureux

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