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Vaccination obligatoire : jour J pour les travailleurs de la santé en C.-B.

Deux femmes portant un masque devant une ambulance.

Des travailleurs de la santé non adéquatement vaccinés seront suspendus sans salaire à partir du 26 octobre en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Comme cela a été annoncé par les autorités sanitaires britanno-colombiennes, à compter du mardi 26 octobre, tout travailleur de la santé non doublement vacciné contre la COVID-19 sera suspendu sans salaire.

Tous les travailleurs non vaccinés seront suspendus et devront attendre jusqu’à 7 jours après l’obtention d’une première dose du vaccin pour reprendre le travail.

Le 24 octobre, 3 % des travailleurs de la santé provinciaux, soit 3402, n'étaient pas vaccinés du tout, selon le ministère de la Santé. Par ailleurs, 2 %. soit 2598 travailleurs, avaient reçu une seule dose. Enfin, 94 %, soit 122 175, étaient doublement vaccinés. Finalement, les dossiers de 1 % des travailleurs, soit 1134, comportaient des données incomplètes ou non conformes, ce qui rendait leur statut vaccinal impossible à déterminer.

Le premier ministre, John Horgan, affirme que le système de santé sera capable de fonctionner sans quelques travailleurs qui seront suspendus.

« Je suis certain que, avec le temps donné aux régies de la santé et avec l’aide de la Dre Bonnie Henry et du ministre Dix, les régies de la santé seront en mesure de continuer à fournir des soins de qualité dans tous les secteurs. »

— Une citation de  John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique

Le premier ministre britanno-colombien admet que le fait de perdre des employés est un défi. C’est plus dérangeant d’avoir des employés non vaccinés qui tombent malades ou qui propagent le virus dans un établissement de santé , affirme-t-il toutefois.

Prête à perdre son emploi

Basia Bi travaille dans le secteur de la santé depuis un an et est prête à perdre son emploi pour que l'on respecte son choix.

Une femme porte un uniforme médical et sourit devant une fenêtre qui laisse entrer la lumière du soleil.

Basia Bi travaille dans le domaine de la santé en Colombie-Britannique et a choisi de ne pas se faire vacciner contre la COVID-19.

Photo : Basia Bi

Enceinte de six mois, la jeune femme explique qu'après maintes discussions avec son médecin et son conjoint elle est toujours convaincue qu'elle ne veut pas recevoir le vaccin de la COVID-19 et est prête à être suspendue sans salaire.

« Je crois qu'on n'en sait pas encore assez sur les effets secondaires du vaccin et je ne veux courir aucun risque avec ma grossesse. »

— Une citation de  Basia Bi, employée de la santé

Les employés des centres de soins de longue durée ont déjà été visés par une telle obligation de vaccination, qui est entrée en vigueur, dans leur cas, le 12 octobre.

Seuls les travailleurs de la santé ayant des problèmes de santé n'auront pas à être vaccinés.

Par ailleurs, alors que la saison du rhume et de la grippe approche, la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, demande à toute la population de se faire vacciner tant contre la COVID-19 que contre la grippe.

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