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Le sens du rythme des primates chanteurs

Un individu de l'espèce Indri indri dans un arbre de Madagascar.

Un individu de l'espèce Indri indri dans un arbre de Madagascar.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les chants des indris enregistrés dans la forêt de Madagascar présentent des catégories rythmiques similaires à celles que l'on trouve dans la musique humaine, montrent les travaux de scientifiques européens.

Il s’agit, selon les psycholinguistes Marco Gamba et Andrea Ravignani, de la première démonstration que des mammifères autres que l’humain possèdent le sens du rythme.

Selon ces chercheurs associés à l’Université de Turin en Italie et à l’Institut Max Planck en Allemagne, l’existence de traits musicaux communs à toutes les espèces pourrait nous éclairer sur la biologie et l'évolution du rythme et de la musique.

Il était déjà établi depuis longtemps que les oiseaux chanteurs partagent le sens du rythme avec l’humain, mais cette capacité semblait inexistante chez les mammifères non humains.

Trouver des capacités musicales chez d'autres espèces nous permet de construire un arbre évolutif des traits musicaux et de comprendre comment les capacités rythmiques sont nées et ont évolué chez l'humain, affirme Andrea Ravignani dans un communiqué publié par l’institut Max Planck.

Afin de savoir si d’autres mammifères ont le sens du rythme, les chercheurs se sont intéressés aux lémuriens Indri indri, des primates dits chanteurs.

Pendant douze ans, les chercheurs se sont rendus dans la forêt tropicale de Madagascar pour enregistrer les chants de vingt groupes d'indris (39 animaux) vivant dans leur habitat naturel.

Les membres d'un groupe familial d'indris ont tendance à chanter ensemble, en duos harmonisés et en chœur.

Les chercheurs ont constaté que les chants des indris présentaient les catégories rythmiques classiques (des intervalles entre les sons de la même durée (1:1) ou une durée double (1:2)), ainsi qu’un ritardando ou ralentissement typique de plusieurs traditions musicales humaines.

En outre, les chants masculins et féminins présentent un tempo différent, mais le même rythme.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Current Biology (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

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