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Des commerces d’Ottawa et de l’est ontarien prêts à accueillir plus de clients

Des tables et des chaises vides.

Depuis lundi matin, l’Ontario n’impose plus de restrictions sanitaires en lien avec l’achalandage de la clientèle dans les restaurants, les bars et les gyms (archives).

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada

Des entreprises d’Ottawa se disent prêtes à accueillir davantage de clients à l’intérieur de leurs établissements, alors que l’Ontario a dévoilé, la semaine dernière, son plan pour retirer graduellement toutes les mesures sanitaires d’ici la fin mars 2022.

Depuis lundi matin, l’Ontario n’impose plus de restrictions sanitaires en lien avec l’achalandage de la clientèle dans plusieurs commerces et établissements, tels que les restaurants, les bars, les gyms, les musées, les galeries, les lieux de culte et les établissements de beauté, à condition d'exiger à la clientèle la présentation d’une preuve de vaccination.

La directrice générale de la Zone d’amélioration commerciale (ZAC) du quartier Vanier, à Ottawa, Nathalie Carrier, affirme qu’en tout et partout, nous croyons que c’est une excellente nouvelle.

Capture d'écran alors que Nathalie Carrier donne une entrevue à Radio-Canada.

La directrice générale de la Zone d’amélioration commerciale (ZAC) du quartier Vanier, Nathalie Carrier (archives)

Photo : Radio-Canada

C’est une corrélation directe avec le [nombre] de personnes en Ontario, et certainement à Ottawa, qui sont vaccinées et qui ont fait ce qu’il fallait pour se protéger, protéger leurs amis et les entreprises de cette belle collectivité, ajoute-t-elle.

Dans l’ouest d’Ottawa, Rod Castro s’est assuré d’avoir des sièges supplémentaires, lundi, à la Pubblico Eatery et au 10Fourteen Bar, deux établissements dont il est le propriétaire. Bien qu'il soit heureux de pouvoir accueillir plus de clients, le restaurateur ne s’attend pas à ce que ce soit bondé dès le premier jour.

Nous nous sentons vraiment comme si cela pouvait finir par être décevant. Je pense vraiment que c’est une excellente chose parce que cela signifie que la transition est confortable, lance-t-il.

Vue de l'entrée du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa.

En Ontario, les musées et les galeries peuvent désormais accueillir leur capacité maximale de visiteurs s'ils exigent la présentation d'une preuve de vaccination à leur clientèle (archives).

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Du côté des musées de la capitale fédérale, le Musée canadien de la nature se réjouit de l’annonce faite vendredi par le gouvernement de l’Ontario, écrit un porte-parole dans une déclaration écrite.

Nous prévoyons d’exiger une preuve de vaccination pour l’admission générale (elle est déjà en vigueur pour notre aire de restauration intérieure), est-il indiqué. La date d’introduction reste à déterminer.

« Notre équipe de direction examine les échéances et les changements requis pour apporter la preuve de la vaccination en vigueur. Le Musée est aussi en pourparlers avec les autres musées nationaux de la région de la capitale nationale pour coordonner le calendrier de cette nouvelle politique. »

— Une citation de  Extrait de la déclaration écrite du Musée canadien de la nature

Pour leur part, la bannière Ingenium, qui regroupe trois musées de la capitale fédérale, soit le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada, le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada et le Musée des sciences et de la technologie du Canada, prévoit aussi demander une preuve de vaccination à sa clientèle.

Nous évaluons actuellement les échéanciers de mise en œuvre et sommes en pourparlers avec d'autres musées nationaux à Ottawa-Gatineau pour coordonner les politiques, indique un porte-parole dans une déclaration écrite par courriel à ICI Ottawa-Gatineau.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Dans l'est ontarien, à Hawkesbury, la directrice générale et artistique du centre culturel Le Chenail, Lynda Clouette-Mackay, se réjouit de pouvoir enfin fonctionner à pleine capacité. On est contents que les gens qui veulent revenir en salle reviennent en salle. On est très heureux de ça et les gens, ceux qui viennent, sont contents d’avoir l’expérience, explique-t-elle.

Elle estime toutefois qu'il faudra un certain temps avant que son organisation, qui présente à la fois des spectacles et des expositions, reprenne son rythme de croisière pré-pandémie. On ne remplira pas à 100 % les salles comme c’était avant. Moi, je dis pas avant deux ans certain, tout dépendant comment la pandémie va aussi, ajoute-t-elle.

Soyez prudents

Le gouvernement Ford propose de lever les exigences relatives aux preuves de vaccination pour les bars, les restaurants et les installations sportives d’ici la mi-janvier et de retirer les exigences relatives au port du masque d’ici la fin mars, tant que le nombre de cas de COVID-19 demeure faible.

Ce plan mis de l’avant par le gouvernement ontarien inquiète Rod Castro. Nous sommes satisfaits des exigences actuelles, car nous croyons que c’est ce qui pourrait, espérons-le, donner aux gens la confiance nécessaire pour sortir, explique-t-il.

« Avec le passeport vaccinal, nous avons eu des clients qui avaient littéralement peur d’aller au restaurant depuis le début de tout cela et qui, désormais, ressentent cette confiance. Alors oui, si tout à coup cette exigence de vaccination disparaît en janvier, certaines de ces personnes, je crois, pourraient perdre cette confiance. »

— Une citation de  Rod Castro, propriétaire de la Pubblico Eatery et du 10Fourteen Bar à Ottawa

Certains experts exhortent également les gens à se rappeler que le virus a surpris la communauté médicale par le passé et à se méfier d’une réouverture trop rapide, qui a entraîné une augmentation spectaculaire du nombre de cas dans d’autres régions.

Nous ne savons pas si un nouveau variant fera son apparition dans un autre pays, parce que de nombreux autres pays ont un très faible taux de vaccination, explique le Dr Hugues Loemba, virologue à l'Hôpital Monfort et professeur agrégé au département de médecine de l’Université d’Ottawa.

Le Dr Hugues Loemba dans son bureau.

Le virologue Hugues Loemba de l'Hôpital Montfort à Ottawa (archives)

Photo : Photo fournie par le Dr Hugues Loemba

Selon le Dr Loemba, il est difficile pour le moment de prédire la durée de l’immunité procurée par le vaccin contre la COVID-19 et si les gens auront besoin d’une dose de rappel. Nous devons être optimistes, mais nous devons faire preuve de prudence, dit-il.

Quant à Nathalie Carrier de la ZAC du quartier Vanier, elle espère que les gens comprennent que pour le moment, il est sécuritaire de sortir et qu’il faut faire confiance aux protocoles actuellement en place.

Nous espérons que les gens réserveront leurs fêtes de Noël, qu’ils iront au restaurant avec leurs amis, qu’ils recommenceront à aller au gym et qu’ils encourageront vraiment leurs entreprises locales, parce qu’il est sécuritaire de le faire, explique-t-elle.

Avec les informations de Natalia Goodwin, Nafi Alibert et Denis Babin

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